21/09/2007

L'Escorte Royale à cheval

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L'Escorte Royale:

Depuis l'indépendance de la Belgique, les Souverains sont accompagnés d'une Escorte Royale à cheval pendant leurs déplacements officiels. Cette tâche prestigieuse est aujourd'hui assurée par les cavaliers et les chevaux de la Réserve générale de la police fédérale.
Les 132 cavaliers de l'Escorte Royale belge montent tous sur des chevaux belges.

Composition de l'Escorte

La flèche avant

Le cortège est ouvert par la flèche avant, formée de trois inspecteurs principaux à cheval.
Les lances portées horizontalement au-dessus de l'encolure du cheval signifient que le Souverain est présent.
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Le Corps des trompettes et du timbalier
Après la flèche avant suit le corps des trompettes et du timbalier, qui annonce l'arrivée des Souverains par des sonneries de trompettes. Ces quatorze "musiciens à cheval" montent des chevaux gris pommelés, à l'exception du timbalier sur son cheval pie, et connaissent un large répertoire de marches de cavalerie.



Le premier escadron
Vient ensuite le premier escadron à cheval, composé de deux pelotons, sous la direction d'un commandant d'escadron.

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L'étendard

L'officier porte-étendard se tient immédiatement devant la voiture royale, flanqué de deux gardes.

Le commandant de l'Escorte

Le commandant de l'Escorte Royale - un commissaire divisionnaire - se tient à hauteur de la portière droite de la voiture royale. Derrière lui suivent deux inspecteurs principaux, un porte-fanion et une estafette. Le commandant de l'escorte peut ainsi recevoir les ordres du Roi et les transmettre via l'estafette aux officiers concernés. La protection immédiate du Roi fait également partie des tâches du commandant.

Le deuxième escadron

Ensuite vient le deuxième escadron, également composé de deux pelotons, sous la direction d'un commandant d'escadron .

La flèche arrière

L'escorte est fermée par la flèche arrière, composée de trois inspecteurs principaux à cheval.
Ils portent toujours leur lance à la verticale.


Uniforme

Lors de la création de l'Escorte Royale au sein de la Gendarmerie de l'époque, l'artiste-dessinateur James Thiriar a reçu, en 1938, la mission de dessiner un nouvel uniforme pour les cavaliers. Le dessinateur s'est inspiré du grand uniforme de la gendarmerie datant d'avant 1914.
La nouvelle tenue d'apparat, approuvée par le Roi le 20 mai 1939, a directement été appréciée par la population. Le bonnet à poils suscitait l'émerveillement et l'admiration.



Bonnet à poils

De nos jours, les cavaliers de l'Escorte Royale portent encore leur uniforme d'origine et le bonnet à poils noir orné sur l'avant d'une couronne royale dorée. Les cavaliers considèrent comme un honneur de pouvoir porter le bonnet à poils car celui-ci a toujours été le couvre-chef des troupes d'élite. En effet, en 1801, lorsque la gendarmerie a formé la garde consulaire, celle-ci a acquis le privilège de porter le bonnet à poils porté par les cavaliers d'élite français depuis 1792. Les bonnets à poils sont encore d'origine et donc confectionnés en vraie peau d'ours. Le bonnet à poils belge a une forme de sabot, l'anglais une forme d'oeuf.

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Traitement de faveur

Pour chaque prestation royale, les chevaux sont aux petits soins. Ils sont brossés soigneusement et éventuellement lavés à l'eau et au shampooing. Les sabots sont frottés au cirage noir et en plus, sur la croupe du cheval, des damiers sont dessinés à l'aide de savon et d'un peigne.

Cheval pie
Le cheval pie du timbalier est une jument de huit ans. Elle est tout juste arrivée l'an passé au sein de l'Escorte Royale; elle s'appelait alors "Agena". Par tradition, le cheval du timbalier de l'Escorte reçoit un nom à connotation musicale et c'est pourquoi Agena a été rebaptisée Presto.
Presto est une jument calme et costaude avec un signe particulier : elle mange toujours sur trois jambes, même si on lui donne un morceau de sucre.


La cavalerie de la police fédérale

Les 132 cavaliers de l'Escorte Royale ne sont pas exclusivement affectés à cette Escorte. La police fédérale engage les cavaliers et leurs chevaux aussi comme appui opérationnel spécialisé dans des opérations d'ordre public (par exemple : maintien de l'ordre public pendant une manifestation, accompagnement de supporters à risques, etc.). En plus, les autorités locales et les services de police peuvent également demander le soutien de la cavalerie pour des actions locales. Ces actions peuvent concerner l'ordre public mais également des patrouilles de surveillance à cheval en ville, dans les régions boisées ou à la côte. De telles patrouilles travaillent surtout de manière préventive et dissuasive.

La police fédérale compte à ce jour 180 chevaux, y compris les 132 de l'Escorte Royale. Les cavaliers ont également d'autres tâches policières comme des services d'ordre à pied, le transfert de détenus et des surveillances de points critiques.

 

19:51 Écrit par Alain dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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