22/09/2007

Jacques Rogge

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Le comte Jacques Rogge, né le 2 mai 1942 à Gand, est un chirurgien orthopédiste belge, ancien sportif et depuis 2001, le huitième président du Comité international olympique, autorité suprême du mouvement olympique.


Son expérience et son passé de sportif lui permettent de prétendre à la présidence de la principale instance sportive internationale. Jacques Rogge est élu Président du Comité international olympique le 16 juillet 2001 lors de la 112e session du CIO succédant ainsi à l'espagnol Juan Antonio Samaranch en poste depuis 1980. Il est élu dès le deuxième tour de vote avec 59 voix face au Sud-Coréen Un Young Kim, l'Anglais Richard Pound, l'américaine Anita Defrantz, et le Hongrois Pal Schmitt[2]. Le belge partait favori logique grâce au succès des Jeux Olympiques d'été de 2000 à Sydney dont il était le coordinateur. Diplomate, polyglotte (il parle cinq langues : néerlandais, français, anglais, allemand et espagnol) , Jacques Rogge a su également convaincre avec un programme déterminé à lutter contre la corruption, le dopage, la violence et le racisme[3]. Enfin, il souhaite réquilibrer les comptes du CIO mis à mal lors des dernières olympiades : «Il faut réduire le budget et le gigantisme des Jeux, avec aussi une technologie moins coûteuse mais sans toucher aux athlètes et aux sports», avait-il affirmé lors de son discours de campagne[4].

Dès les Jeux Olympiques d'hiver de 2002, il se démarque de son prédécesseur en logeant au sein du village olympique. Les divers cas de dopage lors de la quinzaine olympique lui valent quelques critiques des fédérations nationales qui jugent trop laxistes les prises de position du président Rogge sur les cas de dopage[5]. Il souhaite en effet accroître les pouvoirs du CIO quant aux sanctions à prendre en cas de contrôle positif.

En 2005, il doit faire face à de nombreuses critiques prises par le CIO. Les accusations de corruption du CIO lors de l'attribution des Jeux Olympiques d'été de 2012 à Londres[6] ainsi que le retrait du base-ball et du softball du programme olympique dressent de nombreuses voix contre lui. Le challenge de l'organisation des Jeux Olympiques d'été de 2008 à Pékin l'obligent également à se positionner sur les Droits de l'homme. Malgré le bon avancement de l'organisation des jeux en Chine, il rappelle l'attachement de l'olympisme aux valeurs des droits de l'homme et de liberté.

En 2007, le président du CIO parvient à concrétiser un projet qui lui tenait à coeur, celui de l'organisation dès 2010 des premiers Jeux Olympiques de la Jeunesse[7]. En 1990, il avait déjà été à l'origine de la création du Festival Olympique de la Jeunesse Européenne ayant pour objectif de promouvoir les sports et l'esprit olympique auprès des jeunes européens.

Son mandat de 8 ans s'achèvera en 2009. Il pourra alors briguer un second et dernier mandat de quatre ans.

22:21 Écrit par Alain dans les grand Belge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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