13/10/2007

Charleroi

Charleroi.

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Charleroi (en wallon Tchålerwè) est une ville de Belgique, située en Région wallonne, chef-lieu d'arrondissement en province de Hainaut, sur la Sambre.

Elle compte 201 300 habitants (500 000 dans l'agglomération - la 5e de Belgique - qui s'étend de Thuin à Sambreville). Elle est ainsi la première ville wallonne en terme d'habitants et troisième commune belge. Ses habitants s'appellent les Carolorégiens ou plus couramment Carolos.

La petite section de Charleroi comptait 21 307 habitants en 1976 avant la création du « grand Charleroi ».

Centre industriel, sidérurgie, verreries, produits chimiques, constructions électriques. Charleroi est au centre d'un vaste bassin houiller, maintenant totalement abandonné, appelé Pays noir. Grand noeud routier et ferroviaire, Charleroi est l'une des grandes métropoles belges.

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Charleroi a une dimension culturelle importante grâce à ses nombreux musées et salles de spectacles. Elle a vu éclore de nombreux talents de dessinateurs de bande dessinée sous la houlette de sa célèbre école de Marcinelle dont les statues des personnages ornent la ville. Charleroi est un important centre d'enseignement.

Charleroi est également présente sur le plan sportif. Riche en infrastructures et en clubs sportifs connus.

Charleroi est le siège des institutions sociales de la Région wallonne.

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Histoire de la ville, du XVIIe siècle à nos jours De 1666 à 1945.

L'origine de la ville est un petit village nommé Charnoy  qui comptait une cinquantaine de maisons au XVIIe siècle. Sa situation de domination sur la Sambre face à la ville fortifiée de Châtelet (liée alors au comté de Liège) permettrait de se prémunir contre elle. Charleroi appartenait lui au comté de Namur, d'où la nécessité de la création d'une nouvelle forteresse, en 1666 par les Espagnols. Elle fut nommée Charleroy en l'honneur de l'enfant-roi Charles II.

Le chronogramme latin "FVNDATVR CAROLOREGIVM" est inscrit dans le registre des baptêmes de la paroisse du Charnoy à la date du 3 septembre 1666, c'est-à-dire le jour de l'ouverture des travaux de la forteresse.

La place encore en construction est prise l'année suivante, le 31 mai, par les Français, sous le commandement de Turenne. Les ouvrages d'art sont alors parfaits et agrandis par Vauban. Après le paix d'Aix-la-Chapelle attribuée à la France, Louis XIV accorde des privilèges aux habitants de la nouvelle ville (terrain offert gratuitement, primes à la construction, etc.) en vue de la développer.

En 1673, la ville s'étend sur la rive droite de la Sambre, qui deviendra la "ville basse", par opposition à la forteresse existante placée sur les hauteurs, portant logiquement le nom de "ville haute". Le lien actuel entre la ville haute et la ville basse est la rue de la Montagne, qui porte bien son nom puisqu'elle rejoint la ville haute en montant.

La ville est assiégée à plusieurs reprises avant d'être concédée à l'Espagne par le traité de Nimègue de 1678. En 1692, la ville est bombardée par les armées françaises, puis l’année suivante, elle est prise par Vauban, sous le regard de Louis XIV, en reprend le contrôle. Ce dernier ne se résout en effet pas à perdre la place qui verrouille Sambre et Meuse et représente un poste avancé vers Bruxelles.

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Prise et reprise, elle passe aux Espagnols au Traité de Ryswick (1697), retourne à la France, est occupée par les Hollandais puis cédée à l'Autriche par le traité de Bade. Elle est reprise par le prince de Conti en 1745. Finalement elle est rendue à l'Autriche en 1748, à la condition que les forteresses soient démantelées. La ville connaît alors 45 ans de prospérité, sous Joseph II.

La ville tire parti de très importants gisements de charbon à fleur de terre (d'où l'appellation de la ville : "Pays Noir"). Des verreries s'installent à Lodelinsart, des moulins, des houillères et des hauts-fourneaux à Charleroi. La production de verre, de charbon et de métallurgie bat son plein.

En décembre 1790 commence la révolution brabançonne et Charleroi connaît une nouvelles période de troubles : les Autrichiens occupent la ville le 25 décembre ; ils cèdent la place aux vainqueurs français de Jemappes avant de la reprendre en mars 1793. Charleroi, dès l'arrivée des Français, proclame sa sécession du Comté de Namur. Elle demande plus tard, alors qu'il est question de créer les États-Unis de Belgique, d'être plutôt rattachée directement à la France. En 1794, le général Charbonnier met le siège devant la ville mais est repoussé. C'est Jourdan, qui après six jours d'un bombardement intensif, parviendra à prendre la place. Il est à noter que c'est pendant cette double bataille qu'on eut recours pour la première fois à l'observation aérienne d'un champ de bataille.

La ville changera à plusieurs reprises de nom : Char-sur-Sambre, Charles-sur-Sambre ou encore Libre-sur-Sambre (elle gardera ce nom révolutionnaire jusqu'au 8 mars 1800).

Peu avant la bataille de Waterloo de 1815, les Carolorégiens très "francophiles" accueillent avec enthousiasme les troupes françaises qui récupèrent la cité jusque là aux mains des Hollandais. Mais Napoléon essuie une défaite plus au Nord, à la célèbre bataille de Waterloo. Quarante-huit heures plus tard, Charleroi recueille les débris de la Grande Armée ; le 19 à 5 heures, Napoléon lui-même est dans la ville avant de continuer vers Paris. Charleroi, après cette brève parenthèse française retombe sous le joug hollandais. Pour se prémunir contre la France, la ville se verra dans l'obligation de construire de nouveaux murs. Pendant cinquante ans, elle en sera prisonnière, occupant une superficie très réduite.

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Après la révolution de 1830, à laquelle la population prend une part active, l'activité économique se développe grâce l'essor des industries anciennes et à l'installation de nouvelles productions ainsi qu'à la multiplication des voies de communication. La ville devenant trop étroite, la démolition des remparts est décidée en 1867 ; elle s'achèvera en 1871. L'activité économique de Charleroi est en plein essor. Elle est alors la deuxième ville la plus riche du pays, propulsant ainsi la Belgique au rang de deuxième puissance mondiale, juste derrière l'Angleterre.

Malheureusement, la révolution industrielle s'essouffle, et la découverte d'un combustible nouveau (le pétrole), plus performant et moins cher met définitivement fin à la carrière des villes minières de Belgique et du Nord de la France. Les mines se ferment alors les unes après les autres. À l'heure actuelle, seule la sidérurgie a été maintenue en se modernisant considérablement ( coulée continue, aciers spéciaux et inoxydables ), mais elle éprouve de grandes difficultés à rester compétitive, au même titre que toute l'industrie européenne.

En 1914, Charleroi correspond à la défaite des armées françaises par les armées allemandes (21, 22 et 23 août).

En 1945, Charleroi sera encore largement convoitée par les protagonistes des deux camps : alliés et pays de l'axe, pour la possession des ponts sur la Sambre. Après la Seconde Guerre mondiale, ce sera le déclin économique lié à la chute de l'industrie lourde (voir précédemment).

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13:58 Écrit par Alain dans les plus beau lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : charleroi, belgique |  Facebook |

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