21/09/2007

1er Reine des Belge Louise-Marie

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Biographie

Louise reçoit une éducation pieuse et bourgeoise de la part de sa mère et de sa tante, Madame Adélaïde d'Orléans. L'abbé Guillon lui enseigne la religion, Michelet l'initie à l'histoire et Redouté lui apprend l'art de peindre des fleurs et des paysages. Sans être aussi douée que sa sœur Marie, sculpteur de talent, Louise laisse quelques dessins qu'appréciait Horace Vernet.

Quand se précipitent les négociations en vue de son mariage avec Léopold Ier, la princesse ne cache pas sa répugnance devant ce qu'elle appelle alors "un sacrifice de raison, un sacrifice pour l'avenir très pénible". Le roi des Belges est veuf et plus âgé qu'elle de vingt-deux ans. Enfant, elle l'a vu dîner à Twickenham ou à Neuilly, et elle a gardé de lui le souvenir d'un homme froid et morose. Comme elle l'écrit à son amie Antonine de Celles, son fiancé lui "est aussi indifférent que l'homme qui passe dans la rue".

Le mariage est célébré à Compiègne[1], le 9 août 1832. Monseigneur Gallard, évêque de Meaux, bénit le couple royal selon le rite catholique, puis le pasteur Goepp, de la confession d'Augsbourg, renouvelle la bénédiction selon le rite luthérien. Pour des raisons dynastiques, les enfants du couple seront toutefois élevés dans la religion de leur mère.

Pour rehausser l'éclat de la cérémonie du mariage civil, le roi Louis-Philippe choisit pour la princesse des témoins prestigieux. Ils sont huit pour rien que pour Louise : le duc de Choiseul, l'un de ses aides-de-camp; Barbé-Marbois, Premier président de la Cour des comptes ; Portalis, Premier président de la Cour de cassation ; le duc de Bassano ; le maréchal Gérard ; et trois députés, Alphonse Bérenger, André Dupin et Benjamin Delessert. En revanche, il a dû essuyer l'humiliation d'un refus, celui du duc de Mortemart, qui a accepté d'être nommé, en 1830, ambassadeur à Saint-Pétersbourg, mais qui, de cœur, reste fidèle à la monarchie légitime.

Louise-Marie est très vite séduite par la délicatesse de cœur de son mari. Elle avait cru épouser un homme dur pour lui-même et pour les autres ; elle découvre un romantique qui pleure quand elle a du chagrin..."Tout ce que je puis dire de lui, confie-t-elle à Antonine de Celles, c'est que le roi me rend parfaitement heureuse, il est d'une bonté pour moi qui me touche vivement. Je l'estime profondément et j'ai trouvé en lui les qualités solides et attachantes qui pouvaient seules satisfaire mon cœur."

La jeune reine a beaucoup plus de peine à s'habituer à la mentalité de ses nouveaux sujets belges. Elle les observe avec une piquante ironie et communique volontiers ses impressions à ses nombreuses correspondantes. Cela provoque quelques incidents qui obligent Louis-Philippe à inviter sa fille à plus de prudence. "Je ne dénigre pas les Belges ni la Belgique, réplique Louise-Marie ; je ne me moque jamais d'eux, publiquement du moins. S'ils n'étaient pas si susceptibles et si vaniteux, je les aimerais vraiment beaucoup, car se sont très bonnes gens".

Le roi Léopold Ier passe régulièrement la soirée dans les salons de la reine, au château de Laeken ; Louise-Marie lit alors à haute voix les ouvrages récents. Dans la journée, elle s'occupe de ses enfants : Louis-Philippe-Léopold, qu'elle a la douleur de perdre à l'âge de neuf mois, Léopold, Philippe et Charlotte. En outre, chaque matin, la comtesse de Merode signale à la reine la détresse de quelques familles nécessiteuses. Elle se rend alors personnellement au domicile de ces malheureux pour leur apporter le réconfort de son aide pécuniaire et de sa bonté. Sa cassette privée ne suffit pas à la charité et souvent, elle emprunte sans oser l'avouer à son mari.

En quelques années, par sa séduction et sa générosité, Louise-Marie conquiert le cœur des Belges. Ces derniers la surnomment la "bien-aimée" et ne lui cachent pas leur respectueuse sympathie, lors des événement de février 1848. Les angoisses de ces journées révolutionnaires portent pourtant un coup terrible à la santé de la reine. Au mois d'août, lors du service célébré à Sainte-Gudule, à la mémoire du roi Louis-Philippe qui vient de mourir en exil à Clermont, Louise-Marie chancelle en faisant le tour du catafalque. Léopold Ier doit alors la soutenir pour qu'elle ne tombe pas. Un mois plus tard, se sentant de plus en plus faible, elle s'installe à Ostende, au palais de la rue Longue. Entourée de sa mère, de son époux et de ses enfants, elle s'y éteint le 11 octobre 1850. "Sa mort est sainte comme sa vie", murmure alors Léopold Ier qui n'a jamais oublié Charlotte, mais considère sa seconde femme comme une amie très chère. Conformément aux vœux de la défunte, les funérailles ont lieu en l'église du village de Laeken.


 

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LÉOPOLD Ier

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1790
Léopold, Georges, Chrétien, Frédéric de Saxe-Cobourg et Gotha (né Léopold de Saxe-Cobourg-Saalfeld), premier roi des Belges sous le nom de Léopold 1er est né le 16 décembre 1790 au château de Cobourg en Bavière.
Il est le fils cadet du duc souverain François 1er de Saxe-Cobourg-Saalfeld (1750-1806) et de sa seconde épouse, la comtesse Augusta Reuss (1757-1831), fille du dernier Duc de Saxe-Gotha; à la mort de celui-ci, neuf enfants prirent le nom de Saxe-Cobourg et Gotha.

1795
Selon les archives de l'armée russe, le 7 mai 1797 à l'âge de six ans, le Prince Léopold a reçu le grade de Capitaine et celui de Colonel du régiment Izmaïlovski de la garde impériale le 11 septembre 1798. Il est transféré le 19 mars 1801 au régiment de cavalerie de la garde impériale où il est promu Général-major le 16 mai 1803, il a 13 ans.
Douze années ont passé depuis la Révolution et c'est l'Europe entière que la France dévore, et de quel appétit !
Partie en septembre 1805 de Boulogne, la Grande Armée a encerclé une armée autrichienne dans Ulm et vaincu l'autre à Austerlitz, malgré le renfort de l'armée russe.

1806
Léopold et son frère avaient quitté le château paternel pour rejoindre l'armée austro-russe, mais arrivés, heureusement pour eux, trop tard sur le champ de bataille, ils rentrent à la maison et apprennent les conditions du traité imposé à l'Autriche vaincue. Napoléon a abolit le vieil « Empire romain de la Nation germanique » d'un trait de plume et renvoie les Habsbourg régner sur la seule Autriche. Ceci affecte personnellement le jeune Léopold qui, filleul de l'Empereur Léopold II, n'est plus un sujet des Habsbourg. Toute la famille est très inquiète sur le sort du petit duché de Saxe-Cobourg, resté provisoirement indépendant et Léopold se souviendra que depuis l'âge de 15 ans, il a été mêlé aux grandes affaires de l'Europe. Le Duc François décède le 9 décembre 1806 et c'est au nom de son successeur, le Duc Ernest, frère aîné de Léopold, que sera signé le traité d'accession des duchés saxons à la Confédération du Rhin sous la protection de Napoléon.
Le Duché est occupé par les troupes de Napoléon.
Ce n'est pas la fin des épreuves, bien au contraire. En effet, des princes jaloux répandent le bruit que le Duc Ernest, loin d'être à Cobourg au chevet de son père, se trouvait durant les hostilités parmi les troupes ennemies, prussiennes et russes.
Malgré la publication d'une déclaration qui innocente le Duc de Cobourg, Napoléon n'accepte pas cette excuse et met le duché de Saxe-Cobourg sous séquestre le 13 février 1807.
La famille de Léopold est privée de tous les revenus du duché qui sont attribués à l'autorité française.
Très pauvre, les Cobourg ne sont pas en mesure d'imiter les princes allemands qui, à cette époque, conservent ou augmentent leurs Etats en versant d'immenses pots-de-vin à Talleyrand, ministre français des relations extérieures.
Le salut des Cobourg viendra en fait d'une décision prise tout au sommet sur le radeau de Tilsitt, lorsque Napoléon et le Tsar Alexandre retraceront la carte de l'Europe. Par chance, le frère du Tsar, le Grand-duc Constantin a épousé la sœur de Ernest et Léopold de Cobourg, en conséquent Napoléon consent à restituer le duché.
Léopold séjourne à Paris et devient une figure en vue à la Cour impériale.
Il succédera à son frère à la tête du Duché de Saxe-Cobourg.
Il participe alors, en tant que colonel d'un régiment de cavalerie russe, à la campagne de 1813 et aux batailles de Lützen, Bautzen et Leipzig contre les troupes de Bonaparte.
Ses batailles lui offrent le titre de maréchal.
1808
Le Duc Ernest partant dès le mois d'août 1808 pour Saint-Pétersbourg afin d'obtenir la main de la Grande-Duchesse Anna Pavlowna, jeune sœur du Tsar, Léopold se vit confier le gouvernement de la principauté.
Lors du congrès d'Erfurt en septembre 1808, qui tourne rapidement à l'entretien franco-russe, le Prince Léopold ainsi que tous les souverains, princes et ministres espèrent ou redoutent le remodelage de la carte de l'Allemagne, voire de l'Europe. Le duché est alors sous la protection du Tsar et du Grand-duc Constantin qui ont tous deux promis une éventuelle intervention militaire, les objectifs territoriaux du duché étant de garder l'arrondissement situé entre Cobourg et Bayreuth.
Mais c'est un échec. On comprendra qu'Alexandre, occupé à remodeler la carte de l'Europe, n'ait pas déployé beaucoup d'ardeur au service de ces minuscules revendications et il n'est pas exclu que ces demandes aient irrité Napoléon, au point qu'il imposa au Prince Léopold de renoncer à servir le Tsar.
Quelques mois plus tard, la guerre éclate avec l'Autriche et quatre cents soldats cobourgeois sont contraints à combattre au Tyrol.
La paix est signée le 14 octobre 1809, mais avec l'Autriche seulement, et les soldats cobourgeois ne sont pas renvoyés dans leurs foyers ; ils doivent aller combattre en Espagne.
C'est précisément le sort de ses soldats cobourgeois qui conduira le Prince Léopold à Paris en octobre-novembre 1810, pour demander à Napoléon une aide substantielle pour le duché de Cobourg, appauvri par la perte de ses soldats et ruiné par de lourdes contributions de guerre. Le Prince fut fort mal reçu par Napoléon, il n'obtint absolument rien et fut fermement invité à servir dans l'armée française.
Plus tard, à Sainte-Hélène, Napoléon dira que le Prince aurait, en 1810, sollicité une place d'aide de camp, mais Léopold démentira formellement avoir nourri une telle ambition et les archives de l'armée française ne contiennent aucun élément révélant un tel projet.
Il paraît d'ailleurs exclu que l'Empereur eût pris pour aide de camp un prince étranger – ce qu'il n'a jamais fait – et de plus apparenté à la Cour de Saint-Pétersbourg.
A 21 ans, est-il vraiment le ministre des affaires étrangères du Duc de Cobourg ?
En tous cas, il se considère parfois comme tel et négociera, entre mai et août 1811 avec le Royaume de Bavière, un traité délimitant les frontières de façon avantageuse pour le duché de Cobourg.
Conséquence des mouvements de troupes à travers l'Allemagne et vers la Pologne, Napoléon convoque, le 17 mai 1812, à Dresde, tous les souverains d'Allemagne. Le Prince Léopold ne va pas à cette convocation et part pour l'Italie pour se faire oublier. Entre-temps, Napoléon marche sur Moscou, mais l'hiver, l'armée russe et les partisans auront raison de la grande Armée qui aurait perdu en morts, prisonniers et déserteurs, trois cent quatre-vingt mille hommes.

C'est l'explosion du nationalisme allemand ; la Prusse orientale, la Silésie et le Brandebourg se révoltent contre l'occupant français. Le Prince Léopold a choisi son camp et a rejoint le Tsar à Kalisch en Pologne. Il a 22 ans, mais absolument aucune expérience militaire. C'est au combat de Kulm, où il se voit confier par le Grand-duc Constantin tous les escadrons de cavalerie disponibles, qu'il montre sa valeur et, lui en tête, charge les troupes françaises qui sont clouées sur place. Le soir du combat il est décoré de la Croix de Saint-Georges.

La guerre et la vie des camps ne chassent pas, chez le Prince Léopold, toute préoccupation intellectuelle et à Berne, il est initié à la franc-maçonnerie à la Loge de l'Espérance, qui se trouvait alors sous les auspices du Grand Orient de France. Le 1er septembre 1813, il est reçu apprenti et trois mois plus tard, il est revêtu des deuxième et troisième grades de la maçonnerie symbolique. Il dira en 1835 qu'une franc-maçonnerie convenablement dirigée peut rendre de grands services au pays sous le rapport de la propagation de l'instruction publique et sur celui de la nationalité), Léopold Ier, dès le début de son règne, avait placé sous sa haute protection le Grand Orient de Belgique dès la constitution de celui-ci.
Certains avaient même envisagé de lui demander (selon une coutume fréquente à l'époque, et encore en vigueur dans certains pays) d'en accepter la Grande Maîtrise. Sans doute soucieux de rester au-dessus des partis tout en gardant un certain contrôle en échange de sa protection, le roi avait plutôt recommandé un homme dans lequel il avait toute confiance: Stassart.
Après la rupture entre la maçonnerie et l'Eglise catholique, Léopold Ier, homme prudent et peu soucieux de s'aliéner qui que ce soit (et surtout pas, étant lui-même de religion protestante, le parti catholique), avait compris qu'il ne pouvait plus compter sur le Grand Orient de Belgique comme auxiliaire de sa politique, et dès lors cessé - sans pour autant ni le désavouer ni même lui retirer officiellement la protection qu'il lui avait accordée - de l'aider par ses libéralités.



1815
Avec l'évasion de Napoléon de l'Ile d'Elbe, les alliés réagissent vite et efficacement.
Ils accusent Napoléon de troubler la paix de l'Europe, lui déclarent la guerre et rassemblent les armées autrichiennes, russes, prussiennes et britanniques.
Le Prince Léopold reprend le commandement d'une brigade de cavalerie dans l'armée russe qui se met en marche vers la France où elle arrivera quand tout sera joué et perdu par Napoléon, après la bataille de Waterloo, le 18 juin 1815.
Arrivées à la frontière française, les troupes russes font demi-tour, alors que Léopold poursuit sa route vers Paris, où il espère rencontrer les souverains alliés, afin de veiller aux intérêts de la principauté et d'obtenir les territoires décidés au Congrès de Vienne. Il va rencontrer l'un de ces souverains, mais pas pour une question de territoire!
Il reçoit, en janvier 1816, l'invitation du Prince Régent à se rendre immédiatement en Angleterre, ainsi qu'un message confidentiel de Lord Castlereagh lui confirmant que son mariage est décidé.

Accueilli avec la plus grande bienveillance au pavillon royal de Brighton, par le Prince Régent,qui régnera de 1820 à 1830 sous le nom de Georges IV, Georges III étant définitivement considéré comme fou, le mariage est fixé pour le 2 mai, sans passer par le stade des fiançailles officielles.
Léopold acquiert la nationalité anglaise, est nommé field-marshall .
Il épouse le 2 mai 1816 la princesse Charlotte de Grande-Bretagne, le seul enfant légitime du Prince Régent, le futur Georges IV, elle est alors l'héritière de la couronne du Royaume-Uni.
Durant l'été 1816, les jeunes époux s'installent à Claremont où ils vivent le parfait amour.
La naissance de leur premier enfant était prévue pour novembre 1817, mais après avoir mis au monde, le 5 novembre un fils mort-né, elle décède le lendemain, vraisemblablement d'une rupture de l'utérus.
L'émotion fut immense en Angleterre et dans toute l'Europe, les funérailles tristes et grandioses se déroulèrent dans la chapelle royale de Windsor.
La douleur du Prince fut immense et sincère, Jamais il n'oublia Charlotte et il voulait être inhumé à ses côtés dans la Chapelle Windsor. En septembre 1818, le Prince part pour Cobourg et il s'interroge alors sur son avenir, mais son secrétaire Stockmar lui déconseille fermement de s'établir sur le continent, car l'opinion britannique n'admettrait pas que le Prince dépense ailleurs qu'en Angleterre la rente annuelle de cinquante mille livres qu'il reçoit. Il regagne donc le Royaume-Uni au printemps 1819. Durant l'été, il visite l'Ecosse et le Nord de l'Angleterre.
Il a appris à connaître l'Angleterre avec ses libertés et ses lois, ses grandeurs et ses misères ; cette expérience sera décisive dans sa formation politique et il restera marqué par l'exemple britannique.
Le duc aide ensuite des membres de sa parenté dans leur ascension aux trônes du Royaume-Uni et du Portugal.
Il est ainsi l'un des principaux conseillers de sa nièce, la reine Victoire Ire (la reine Victoria).

1821
En juillet 1821, immédiatement après le couronnement de Georges IV, le Prince Léopold part pour Cobourg et, à l'approche de l'hiver se rend en Italie qui se trouve au centre des préoccupations européennes. Mais voici que se réveille dans le Péloponnèse, le soulèvement des Grecs contre l'oppresseur turc.
Les effroyables représailles turques et la pendaison du patriarche chrétien de Constantinople émeuvent profondément l'opinion russe. La Question d'Orient vient de naître et fera, pendant un siècle, les délices des diplomates et les malheurs des peuples concernés.

Dès 1822, le nom du Prince Léopold avait été prononcé comme le roi éventuel d'une Grèce qui serait affranchie de la domination turque. Le Prince ne manque aucune occasion de s'informer des événements de Grèce qui prennent une mauvaise tournure sur le plan militaire : Mehemet Ali, pacha d'Egypte et vassal du Sultan, a fait débarquer dans le Péloponnèse un corps expéditionnaire contre les guérilleros grecs.
Une délégation grecque est envoyée à Londres, demandant une aide militaire de la Grande-Bretagne qui exercerait une sorte de protectorat sur la Grèce.
Les délégués se rendent également chez le Prince Léopold, afin de lui offrir le trône de Grèce.

L'annonce du décès à Taganrog, en Crimée, du Tsar Alexandre plonge la Russie dans la confusion. Le Grand-duc Constantin renonce à la couronne et proclame Tsar son frère Nicolas au moment où, à Moscou, Nicolas déclare que Constantin est le Tsar. Pour Nicolas commence un long règne, il déclare la guerre à la Turquie le 26 avril 1828, au grand déplaisir de la Grande-Bretagne et de la France.

1830
Léopold refuse la couronne de Grèce.
De son côté, le Sénat grec émet le vœu que le Prince se convertisse à la religion orthodoxe, voie dans laquelle il refuse d'entrer. Comme le problème des frontières de la Grèce étant loin d'être résolu et que le gouvernement britannique maintient ses positions, le Prince Léopold adresse sa renonciation au trône de Grèce, le 21 mai 1830. Néanmoins, le Prince Léopold regrettera longtemps, voire toujours, le trône de Grèce.
Il répétait à son secrétaire, Stockmar, que la Grèce aurait mieux satisfait ses aspirations poétiques qu'une Belgique bien terre-à-terre.


1831
Le Congrès national belge lui propose de devenir roi des Belges, dans ce pays indépendant des Pays-Bas depuis le 4 octobre 1830.
Il accepte à la condition que soit réglé le problème des frontières et des dettes de la Belgique.
Il obtient de la conférence de Londres le traité des Dix-Huit Articles, accepté par le congrès le 9 juillet 1831. Roi officiellement depuis le 26 juin, il est couronné à Bruxelles le 21 juillet suivant.
Le Prince Léopold est accueilli partout dans les villes et les campagnes belges avec chaleur et enthousiasme, avec amour et confiance.
On peut s'interroger sur les motifs d'un tel élan populaire envers un prince complètement inconnu pour eux.
Peut-être est-il l'incarnation de l'indépendance et de l'unité de la Nation qui se sent confiée à un roi bien à elle, à un roi qu'elle ne doit plus partager avec des Autrichiens, des Espagnols etc...
Et on retrouve encore aujourd'hui cet élan envers son successeur actuel sur le trône de Belgique; le Roi est le garant de l'unité de l'Etat

Le 21 juillet, il prête serment comme premier Roi des Belges. Cette date est devenue celle de la fête nationale belge.
Il consacrera l'essentiel de son règne à la consolidation du jeune Etat.
Le 2 août 1831, le Roi Guillaume de Hollande envahit la Belgique. Léopold défend en personne la route de Bruxelles.
L'intervention des grandes puissances sauve le nouvel Etat.
Celui-ci verra son statut amoindri, notamment par des amputations de territoire et l'obligation de verser un droit de péage à la Hollande pour le passage des navires sur l'Escaut. (Traité des XXIV articles).
Les combats continueront jusqu'en 1839 et la signature d'un traité établissant l'indépendance belge.

1832
Il fait rompre son mariage avec l'actrice Karoline Bauer, qui avait eu lieu le 2 juillet 1829 sans cérémonie religieuse, ni publique.
Le 9 août 1832, il épousa ainsi Louise d'Orléans, la fille du roi des Français Louis-Philippe Ier qui lui donna quatre enfants :
* Le fils aîné, Louis-Philippe Victor Ernest (24 juillet 1833 - 16 mai 1835), son premier fils, mourut très jeune.
* Le futur roi Léopold II (Léopold Louis-Philippe Marie Victor), né le 9 avril 1835.
* Philippe Eugène Ferdinand Marie Clément Baudouin Léopold Georges, comte de Flandre et père du futur roi Albert Ier des Belges (né le 24 mars 1837).
* Et une fille Marie-Charlotte Amélie Auguste Victoire Clémentine Léopoldine, connue sous le nom de Charlotte de Belgique. Elle devint impératrice du Mexique grâce à son mariage avec Maximilien Ier du Mexique.
Avec une maîtresse, Arcadia Claret (1826-1897), le roi eut deux autres fils : le baron Georg von Eppinghoven (1849-1904) et le baron Arthur von Eppinghoven (1852-1940), d'après le titre nobiliaire accordé à leur mère.

1835
Dans le royaume, il aida à l'ouverture de la première ligne de chemin de fer en Europe continentale : le premier train belge roula entre Bruxelles et Mechelen le 5 mai 1835.
C'est l'aboutissement d'un projet auquel le Roi travaille depuis 1832.


Il est le sujet du premier timbre postal de Belgique, surnommé les Épaulettes.

1840
Il arrangea le mariage de sa nièce la reine Victoria d'Angleterre avec son neveu le prince Albert de Saxe-Cobourg en 1840.

1842
Il échoue cependant à faire passer des lois pour réguler le travail des enfants et des femmes. Mais sous son règne, la question scolaire, la question linguistique et la question sociale connaissent leurs premières expressions, qui seront reprises sous Léopold II.

1848
À l'extérieur, Léopold sut se servir de ses relations familiales pour protéger le jeune royaume de Belgique face aux ambitions prussiennes et françaises, notamment des menaces d'annexion sous le règne de Napoléon III.
Il aida à maintenir la paix en Europe, notamment en restant neutre pendant les événements français de février 1848.
Une révolution républicaine écarte Louis-Philippe du trône de France.
Ses retombées atteignent toute l'Europe, mais épargnent la Belgique, essentiellement grâce à l'action diplomatique du Roi.

1850
Les enfants royaux reçoivent une éducation simple au château de Laeken, sous la bienveillante vigilance de la reine. Mais la santé de Louise-Marie est très fragile. Déjà très éprouvée par la mort de sa sœur Marie de Wurtemberg, en 1839, elle ne va pas survivre au terrible chagrin que lui causera la disparition de son père, en août 1850. Elle s'éteindra le 11 octobre 1850, la main de son époux serrée dans la sienne. Après cette terrible nouvelle, le peuple belge pleurera sincèrement et longtemps sa reine, disparue si jeune. Le 11 octobre, la Reine Louise-Marie meurt.

1865
Le 10 décembre, décès du Roi Léopold Ier.
Il est inhumé dans la crypte royale à l'église Notre-Dame de Laeken.

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16:22 Écrit par Alain dans Famille Royale | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Fabiola de Mora y Aragón riene des belge

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De son vrai nom Doña Fabiola, Fernanda, María de las Victorias, Antonia, Adelaida de Mora y Aragón, la reine Fabiola est née à Madrid, le 11 juin 1928. Issue d'une famille de sept enfants de la noblesse espagnole, elle est la troisième fille de Don Gonzalo Mora Fernandez, Riera del Olmo, Comte de Mora, Marquis de Casa Riera et de Doña Blanca de Aragón y Carrillo de Albornoz, Barroeta-Aldamar y Elio.

Après sa formation d'infirmière, elle travaille dans un service hospitalier de Madrid. Elle publie également une série de nouvelles pour enfants dans un album intitulé "Les douze contes merveilleux". Le 15 décembre 1960, elle épouse à Bruxelles le roi Baudouin Ier de Belgique, fils du roi Léopold III et de la reine Astrid. Le couple royal n'aura pas d'enfant et vit simplement au château de Laeken. Tous deux sont réputés pour leur grande foi catholique et sont des adeptes du Renouveau charismatique.

De 1960 à 1993, la reine Fabiola est la Première Dame de Belgique. Elle est aux côtés de son époux pour assister aux cérémonies officielles, se rendre en voyage d'État et recevoir les personnalités étrangères de passage à Bruxelles. Elle crée le Secrétariat social de la Reine qui reçoit chaque année des appels de détresse de milliers de Belges et tente de trouver une solution en collaboration avec les ministères et les Centres publics d'action sociale (CPAS). Elle accorde son Haut Patronage à Unicef-Belgique. Très attentive aux problèmes rencontrés par les handicapés, elle crée en 1967 la Fondation nationale Reine Fabiola pour la Santé Mentale et multiplie les visites dans les institutions spécialisées. Avec le roi Baudouin, elle représente la Belgique en 1990 à New York au premier Sommet mondial des Nations unies sur l'Enfance.

Dans le domaine culturel, la reine Fabiola accorde son Haut Patronage à la Journée mondiale Poésie-Enfance et au Salon des Aquarelles de Belgique. Elle assume depuis 1965 la présidence d'honneur du Concours musical international Reine-Élisabeth-de-Belgique. En 1976, la reine Fabiola est le deuxième membre de la famille royale à être nommé membre d'honneur de l'Académie royale de Médecine de Belgique.

Elle a donné son prénom à de nombreuses institutions sociales. Les deux plus connues sont les Villages Reine Fabiola pour personnes handicapées et l'Hôpital universitaire des Enfants Reine Fabiola (inauguré en 1986).

Le 31 juillet 1993, le roi Baudouin décède en Espagne. La reine Fabiola fait impression lors de ces funérailles par sa dignité et sa robe blanche, dans une célébration placée sous le signe de l'espérance. À partir de 1993, elle diminue le nombre de ses apparitions publiques afin de ne pas faire de l'ombre à sa belle-sœur la reine Paola, nouvelle Première Dame. Elle quitte en 1998 le château de Laeken pour le plus modeste château du Stuyvenberg. Entre 1992 et 2000, la reine Fabiola voyage beaucoup à l'étranger afin d'attirer l'attention sur la condition des femmes rurales du Tiers monde. Elle représente la Belgique en 1995 à Pékin au Sommet mondial des Nations unies sur les Femmes. Elle accorde son Haut Patronage à l'opération Télévie contre la leucémie de 1993 à 2004.

Depuis le décès de son époux, elle est présidente d'honneur de la Fondation Roi Baudouin.

Lors d'une réception dans les serres de Laeken en septembre 2006, la reine Fabiola a confié à des jeunes qu'elle écrivait des anecdotes sur le roi Baudouin et qu'elle espérait les voir publiées après sa mort.

Les avis sont partagés au sujet de la reine Fabiola. Certains vantent son sens du contact, son intelligence et son attention pour les plus faibles de notre société, qui sont bien réels. Ses détracteurs lui reprochent d'utiliser son titre pour promouvoir la religion catholique et d'avoir autorisé en 1995 la publication du journal intime du roi Baudouin, très imprégné des valeurs chrétiennes.

15:50 Écrit par Alain dans Famille Royale | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |