23/09/2007

Joséphine-Charlotte de Belgique

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Son Altesse Royale la Grande-Duchesse Joséphine-Charlotte Ingeborg Elisabeth Marie José Marguerite Astrid (1927-2005), princesse de Belgique, est née au Palais royal de Bruxelles le 11 octobre 1927. Elle était la fille aînée du prince héritier Léopold de Belgique (futur Léopold III) et de la princesse Astrid de Suède (future reine Astrid). Elle a eu ensuite deux frères : les rois Baudouin Ier (1930-1993) et Albert II (1934). En 1935, ils perdent leur mère, la reine Astrid, victime d'un accident de voiture à Küssnacht en Suisse.

En 1944, les Allemands emmènent le roi Léopold III, la princesse Lilian (seconde femme de Léopold) et leurs quatre enfants (Joséphine-Charlotte, Baudouin, Albert et Alexandre) en Allemagne puis en Autriche, où ils seront libérés en mai 1945. Le prince Charles devient régent du royaume de 1944 à 1950. Suite à la « Question royale », ils s'installent en Suisse, où la princesse Joséphine-Charlotte poursuit sa formation à l'École supérieure de la rue Voltaire à Genève.

En 1949, la princesse Joséphine-Charlotte effectue une mission importante en pleine Question Royale : elle effectue un retour officiel en Belgique où elle reçoit un accueil triomphal et va se recueillir sur la tombe de sa mère la reine Astrid.

Elle épouse, le 9 avril 1953 le prince Jean, alors grand-duc héritier de Luxembourg avec qui elle aura cinq enfants :

Marie-Astrid, le 17 février 1954 ;
Henri, le 16 avril 1955. Il est le grand-duc du Luxembourg depuis le 7 octobre 2000 ;
Jean, le 15 mai 1957 ;
Margaretha, le 15 mai 1957 ;
Guillaume, le 1er mai 1963.
En 1964, la grande-duchesse Charlotte abdique au profit de son fils le grand-duc Jean. De 1964 à 2000, la grande-duchesse Joséphine-Charlotte remplit avec élégance, dignité et discrétion son rôle de Première dame du Luxembourg aux côtés de son époux. Elle a constitué au château de Colmar-Berg une remarquable collection privée d'œuvres d'art contemporaines qui ont été présentées pour la première fois au public en 2003 au Musée national d'histoire et d'art de Luxembourg. Elle a supervisé les travaux de restauration du Palais grand-ducal de Luxembourg entrepris de 1991 à 1996. La grande-duchesse était présidente d'honneur de l'Orchestre philharmonique du Luxembourg et accordait son Haut Patronage au Cercle artistique de Luxembourg.

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Dans le domaine social, elle occupait différentes fonctions : présidence de la Croix-Rouge luxembourgeoise et de la Fondation Luxembourgeoise contre le Cancer, chef guide du Mouvement des guides du Grand-Duché de Luxembourg, Haut Patronage de SOS-Villages d'enfants-Luxembourg et du Comité luxembourgeois pour l'Unicef, etc. .

La grande-duchesse Joséphine-Charlotte avait obtenu les trois décorations luxembourgeoises suivantes : Grand-Croix de l'Ordre du Lion d'Or de Nassau, Grand-Croix de l'Ordre du Mérite Civil et Militaire d'Adolphe de Nassau et Grand-Croix de l'Ordre Grand-Ducal de la Couronne de Chêne. Le couple grand-ducal avait 21 petits-enfants.

Les dernières années n'ont pas épargné la grande-duchesse Joséphine-Charlotte. En septembre 2000, son fils cadet le prince Guillaume et son épouse la princesse Sybilla sont victimes d'un accident de voiture en France. Le prince reste dans le coma pendant plusieurs jours, ce qui entraîne le report de l'abdication du grand-duc Jean de quelques semaines. En 2002, la grande-duchesse Maria-Teresa commet la maladresse de confier ses querelles avec sa belle-mère à des journalistes, ce qui provoque un scandale dans la presse luxembourgeoise. En 2003, la Cour annonce le cancer de la grande-duchesse et l'annulation des cérémonies officielles prévues pour ses noces d'or en avril 2003.

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La grande-duchesse est décédée d'une tumeur au poumon le 10 janvier 2005 à 5 h 55 du matin au château de Fischbach, où elle s'était installée avec son époux depuis leur abdication. Présidées par l'archevêque de Luxembourg Mgr Fernand Franck, ses funérailles ont eu lieu à la cathédrale Notre-Dame de Luxembourg et rassemblent de nombreuses têtes couronnées : la famille royale belge au complet, la reine Béatrix des Pays-Bas, la reine Sophie d'Espagne, la reine Marghrete II de Danemark, le roi Carl-Gustav et la reine Silvia de Suède, la reine Sonja de Norvège, le prince Albert de Monaco, le prince Andrew d'Angleterre, le prince Aloïs et la princesse Sophie de Liechtenstein, le prince Akishino et la princesse Kiko du Japon, le prince Hassan et la princesse Sarvath de Jordanie, le prince Moulay Rachid du Maroc, l'ex-roi Constantin de Grèce, etc . Selon ses dernières volontés, sa dépouille a ensuite été incinérée. L'urne contenant ses cendres a été déposée dans la crypte de la famille grand-ducale à la cathédrale Notre-Dame.

Cinq mois après son décès, la famille grand-ducale inaugure officiellement la Salle de concert Grande-duchesse Joséphine-Charlotte installée sur le plateau du Kirchberg à Luxembourg

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Ses cinq enfants avaient l'intention de mettre en vente en décembre 2006 chez Sotheby's à Paris 150 bijoux personnels ayant appartenu à la grande-duchesse Joséphine-Charlotte : cadeaux de fiançailles ou de mariage reçus en 1953, héritages de la famille royale belge et achats personnels. Les bijoux historiques de la famille grand-ducale ne faisaient pas partie de cette vente et avaient été transmis à la grande-duchesse Maria-Teresa dès l'abdication de 2000. Mais suite aux très nombreuses critiques des Luxembouregois, la vente des bijoux de Joséphine-Charlotte a été annulée afin de ne pas ternir l'image de la dynastie.

La princesse qui aurait pu être reine

Joséphine-Charlotte, bien qu'aînée des enfants du roi Léopold III, n'a jamais pu prétendre au trône de Belgique. En effet, jusqu'en 1991, la loi salique ne réservait la fonction de monarque qu'aux descendants mâles. Désormais, c'est l'aîné des enfants royaux qui peut hériter de la couronne. Cette loi s'applique à partir de la descendance du roi Albert II (frère de Joséphine-Charlotte) et de la reine Paola des Belges

 

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L'impératrice Charlotte du Mexique

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Fille du Roi Léopold 1er et de Louise-Marie de Belgique

Charlotte de Belgique, de son nom complet Marie, Charlotte, Amélie, Augustine, Victoire, Clémentine, Léopoldine, princesse de Belgique, duchesse de Saxe, princesse de Saxe-Cobourg-Gotha, archiduchesse d'Autriche, épouse du Gouverneur Général du Royaume Lombardo-Vénitien et Impératrice du Mexique, naquit à Laeken, le 7 juin 1840. Léopold Ier de Belgique aurait souhaité un troisième fils et ne dissimula pas sa déception. Mais, très vite, les considérations de la politique cédèrent devant les élans affectueux d'un père quinquagénaire.

À la mort de sa mère, Charlotte avait dix ans ; la petite fille turbulente et expansive devint une adolescente pensive, repliée sur elle-même. Son instruction religieuse fut confiée au père Victor-Auguste Deschamps, frère du ministre des Affaires étrangères et, plus tard, cardinal-évêque de Malines.

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Lorsque Charlotte entra dans sa seizième année, deux prétendants sollicitèrent sa main : le prince Georges de Saxe et le roi du Portugal Pierre V. Ce dernier était le candidat de la reine Victoria. Mais, au mois de mai, la princesse rencontra à Bruxelles l'archiduc Ferdinand-Maximilien d'Autriche, frère cadet de l'empereur François-Joseph. Elle fut charmée par la stature élancée et l'élégance du plus séduisant des Habsbourg. Le mariage fut célébré le 27 juillet 1857, au palais royal. Entre-temps, l'empereur avait nommé son frère gouverneur général du royaume lombardo-vénitien.

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Le 6 septembre 1857, les archiducs arrivèrent à Milan. Ils entendaient gouverner suivant des principes libéraux et ils réussirent tellement à se faire aimer qu'on envisagea la fondation d'un État lombardo-vénitien indépendant sous leur souveraineté. Mais la fermentation nationaliste était trop forte dans la péninsule et la soldatesque autrichienne du général Gyulay se rendait chaque jour plus haïssable. Voyant s'envenimer la situation, Maximilien demanda la concentration des pouvoirs civils et militaires. Le 10 avril 1859, l'empereur répondit à ce vœu, mais en dépouillant son frère des pouvoirs civils au profit du comte Gyulay ! C'était la disgrâce. Le parti militariste de Vienne n'avait jamais pardonné à l'archiduc ses tendances libérales.


Maximilien Ier du Mexique et Charlotte de BelgiqueMaximilien et Charlotte se retirèrent dans la villa de Miramar, construite à l'une des extrémités de la baie de Trieste. De secrets dissentiments semblaient déjà séparer les jeunes époux. L'inactivité les humiliait l'un et l'autre. Le 3 octobre 1863 survint à Miramar une délégation d'émigrés mexicains, qui offrit officiellement à l'archiduc la couronne de son pays.

En réalité, les négociations à ce sujet étaient en cours depuis plus de deux ans ; Napoléon III rêvait de créer un empire latin et catholique qui eût limité l'influence des Etats-Unis d'Amérique ; il se disait prêt à soutenir militairement Maximilien, si celui-ci acceptait de partir pour le pays des pronunciamientos. Mais l'archiduc hésitait. De Londres, la reine Victoria suppliait sa cousine Charlotte de ne pas s'engager dans ce guêpier. La souveraine britannique soupçonnait de sordides calculs, notamment ceux du banquier suisse Jecker qui avait convaincu Napoléon III de l'aider à recouvrer un prêt de deux mille pour cent : une créance de 15 millions de dollars pour un prêt de 650 000 !

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 Le 10 avril 1864, dans le grand salon de Miramar, les délégués mexicains informèrent l'archiduc des résultats d'un référendum, sans insister sur les baïonnettes françaises qui avaient protégé les électeurs. Maximilien leur déclara alors qu'il "acceptait la couronne des mains de la nation mexicaine" et jura "d'assurer par tous les moyens le bien-être, la prospérité, l'indépendance et l'intégrité de cette nation".

L'aventure mexicaine commençait. "Ce sera, dit Charlotte, une occupation pour Maximilien". Les souverains firent leur entrée solennelle à Mexico, le 12 juin 1864, au cri "Viva el Emperador". Il ne leur fallut guère de temps pour mesurer l'insécurité et l'anarchie qui régnaient dans leur empire : l'intervention française, succédant à une longue guerre civile, avait tout désorganisé. Il apparut également très vite que c'était une minorité qui avait fait appel à l'étranger. Maximilien et Charlotte commencèrent cependant leur règne avec une généreuse confiance. L'empereur fit l'essai d'une conciliation des partis, tandis que l'impératrice se rendait populaire en pénétrant courageusement dans Veracruz où deux milles Français étaient morts de la fièvre jaune et du "vomito negro".

Mais le drame du royaume lombardo-vénitien se renouvela au Mexique : pendant que Maximilien et Charlotte tentaient d'apaiser les esprits, le maréchal français Bazaine et le colonel Dupin gâchaient toutes les chances par leur stupide brutalité. Dès lors, les rapports entre la France et le Mexique devinrent de plus en plus détestables ; les républicains du Zapotèque Benito Juarez en profitèrent pour multiplier les coups de main et enrôler de nombreux éléments venus des États-Unis. Abandonnant la partie avec autant de coupable inconscient qu'il l'avait amorcée, Napoléon III décida de rappeler l'armée Bazaine en France. Maximilien n'avait plus autour de lui que quelques Belges et Autrichiens !

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Le 9 juillet 1866, l'impératrice quitta Mexico à destination de l'Europe. Elle alla plaider la cause de son mari à Paris et à Rome. Hélas ! Napoléon III ne voulait plus entendre parler du Mexique et le pape Pie IX n'avait aucune raison de compromettre l'Église dans cette affaire. Se sentant abandonnée de tous, Charlotte donna les premiers signes de graves troubles mentaux. Le 7 octobre 1866, le comte de Flandre accourut à Rome, et, deux jours plus tard, emmenait sa sœur à Miramar. En proie à des idées fixes, la malheureuse soupçonnait tout le monde de vouloir l'empoisonner. En fait, Charlotte était littéralement séquestrée au Gasthaus de Miramar que surveillaient des agents de la sûreté autrichienne. Ce fut quasi de force que la reine Marie-Henriette enleva sa belle-sœur et la ramena en Belgique.

Le retour de Maximilien en Europe aurait peut-être pu rétablir l'équilibre de l'impératrice. Mais, au lieu de ce retour, c'est la nouvelle d'une mort affreuse qu'il fallut faire pressentir : le 19 juin 1867, l'empereur du Mexique avait été fusillé par les républicains à Queretero. Après un moment de lucidité provoqué par l'émotion, Charlotte sombra définitivement dans les ténèbres de la folie.

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Elle mourut le 19 janvier 1927, au château de Bouchout que le roi Léopold II avait acquis pour l'infortunée princesse.

 

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22/09/2007

Mathilde d'Udekem d'Acoz Princesse de Belgique

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Mathilde d'Udekem d'Acoz (née le 20 janvier 1973 à Uccle) est la femme du prince héritier de la couronne de Belgique, Philippe. Elle est la fille du comte Patrick d'Udekem d'Acoz et de la comtesse Anne Komorowski, d'origine polonaise.

Elle passe une enfance paisible au château de Losange (province de Luxembourg) en compagnie de ses trois sœurs et de son frère. Après des études primaires à l'Ecole Notre-Dame de Bastogne, elle fréquente l'Institut de la Vierge Fidèle à Bruxelles. En 1991, Mathilde choisit d'étudier la logopédie à l'Institut Marie Haps (Bruxelles), où elle obtient trois ans plus tard son diplôme avec grande distinction. Tout en poursuivant des études de psychologie à l'Université catholique de Louvain, elle ouvre un cabinet de logopédie dans la capitale belge. Comme toute sa famille, Mathilde est marquée en 1997 par le décès de sa grand-mère maternelle et de sa sœur Marie-Alix (23 ans) dans un accident de voiture

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Mathilde d'Udekem d'Acoz est devenue princesse de Belgique et duchesse de Brabant par son mariage, le 4 décembre 1999, avec le prince Philippe de Belgique, héritier du trône. Elle arrête sa carrière de logopède.

Le couple s'installe au château de Laeken et a trois enfants : Élisabeth (née le 25 octobre 2001), Gabriel (20 août 2003) et Emmanuel (4 octobre 2005), respectivement deuxième, troisième et quatrième dans l'ordre de succession au trône.

La princesse Mathilde s'investit beaucoup dans le domaine social et effectue de nombreuses visites sur le terrain. Avec les dons reçus lors de son mariage, elle a créé le Fonds Princesse-Mathilde, qui remet chaque année une aide financière à trois projets susceptibles d'améliorer la situation des personnes vulnérables. À l'étranger, elle a participé en 2002 à la 2e Conférence mondiale des Nations unies sur les droits de l'enfant à New York, elle a mené des missions humanitaires en Afrique (Niger en 2004, Mali en 2005 et Tanzanie en 2006) et elle a été désignée émissaire pour la promotion du micro-crédit dans le monde en 2005. Enfin, la princesse Mathilde a accepté d'être la représentante spéciale d'Unicef et d'Onusida pour les enfants affectés par ce terrible virus.

La princesse Mathilde accorde son Haut Patronage à Handicap International Belgique, SOS Villages d'enfants-Belgique, l'Association de parents pour l'épanouissement des enfants autistes, l'ONG Plan Belgique, ainsi qu'à l'asbl Les Amis du Théâtre Royal de la Monnaie.

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La princesse Mathilde est la marraine de la princesse Isabella du Danemark (née en 2007), fille du prince héritier Frédérik et de la princesse Mary.

19:59 Écrit par Alain dans Famille Royale | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |