21/09/2007

Baudouin Roi des Belge

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1930
Baudouin, Albert, Charles, Léopold, Axel, Marie, Gustave, Comte de Hainaut, naquit au château du Stuyvenberg, près de Bruxelles, le 7 septembre. Il était le second enfant de S.M. Léopold III, Roi des Belges et de S.M. Astrid, née Princesse de Suède.

1934
Un tragique accident d'alpinisme coûta la vie à son grand-père le Roi Albert I.

Lors de l'avènement de son père, le Roi Léopold III, le 23 février 1934, le petit Prince reçut le titre de "Duc de Brabant".

1935
Le 29 août, le Prince perdit sa mère, la Reine Astrid, qui mourut dans un accident de voiture à Küssnacht en Suisse.

Le Roi Léopold et ses enfants quittèrent alors le château du Stuyvenberg, et s'installèrent au Château Royal de Laeken.

1940
Le 10 mai, au moment de l'invasion de la Belgique, le Prince Baudouin, accompagné de sa soeur aînée, la Princesse Joséphine-Charlotte et de son frère, le Prince Albert, se rendirent d'abord en France, puis en Espagne.

Les Princes revinrent en Belgique le 2 août.

Ils poursuivirent leurs études jusqu'en 1944, soit à Laeken, soit au Château Royal de Ciergnon dans les Ardennes.

1944
En juin 1944, au moment du débarquement des alliés, Léopold III, la Princesse Lilian, qu'il avait épousée en 1941 et les enfants royaux furent déportés à Hirschstein, en Allemagne, puis à Strobl en Autriche, où l'armée américaine vint les libérer le 7 mai 1945.

En raison de la situation politique en Belgique, le Roi Léopold et sa famille quittèrent l'Autriche en octobre de la même année pour s'installer en Suisse, dans la villa "Le Reposoir", à Pregny. Ils y séjournèrent jusqu'en juillet 1950.

Le Prince poursuivit entre-temps ses études dans un collège à Genève. En 1948, il effectua un voyage aux Etats-Unis.

1950
Le Roi Léopold III accompagné du Prince Baudouin et du Prince Albert, rentra le 22 juillet en Belgique. Le 1er août de la même année, le Souverain décida de demander au Gouvernement et au Parlement de faire voter une loi assurant la délégation de ses pouvoirs à son fils, le Prince Baudouin, duc de Brabant, qui le 11 août devint Prince Royal.

1951
Le 17 juillet, le Prince Royal prêta le serment constitutionnel et devint le cinquième Roi des Belges.

1951-1960
Sur le plan international, la Belgique avait signé, le 18 avril 1951, le traité instituant la Communauté européenne du Charbon et de l'Acier. Cette institution sera plus tard (Traités de Rome, 25 mars 1957) à l'origine de la Communauté économique européenne, actuellement l'Union européenne.

Sur le plan national, cette période fut caractérisée par une série de problèmes qui débouchèrent souvent sur de fortes tensions : la question scolaire opposant défenseurs de l'enseignement libre et protagonistes de l'enseignement officiel, l'indépendance du Congo, les grèves de 1960-1961.

La question scolaire perdura jusqu'en 1958 et fut résolue par un accord, dit le "Pacte scolaire" ratifié par la loi du 29 mai 1959.

En janvier-février 1960, une table ronde fut organisée à Bruxelles entre des hommes politiques congolais de premier plan et une délégation du gouvernement belge. L'indépendance fut officiellement accordée, et une constitution congolaise fut ébauchée dans les grandes lignes. Le 30 juin 1960, le Roi assistait à Kinshasa à la transmission des pouvoirs.

Toujours en 1960, le Gouvernement dut faire face à une situation socio-économique difficile. La Flandre était frappée par le chômage structurel, tandis que la fermeture des charbonnages suscitait des remous en Wallonie. Afin de répondre aux besoins spécifiques des régions, le Gouvernement décida de mener, pour la première fois, une politique économique régionale. En novembre 1960, il proposa au Parlement un programme de redressement général, baptisé "Loi unique". Durant la seconde moitié du mois de décembre, une grève générale paralysa le pays. Il apparut bientôt que le mouvement était moins fort en Flandre qu'en Wallonie, où de violents incidents eurent lieu. En Wallonie, la grève revêtait par ailleurs un caractère politique, puisqu'elle visait des réformes structurelles d'ordre fédéraliste. Les tensions communautaires, que cet événement avait une fois de plus mises en évidence, allaient s'amplifier dans les années suivantes.

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1960
Le 15 décembre fut célébré le mariage du Roi et de Doña Fabiola de Mora y de Aragon

1960-1976
La frontière linguistique fut déterminée dans la loi du 8 novembre 1962. Les lois du 30 juillet 1963 (emploi des langues dans l'enseignement) et du 2 août 1963 (emploi des langues dans les matières administratives) confirmaient le principe de l'unilinguisme des régions.

Dès 1966, ce principe donnait lieu à une contestation portant sur la présence à Louvain de la section francophone de l'Université catholique. De nombreux milieux flamands insistèrent pour qu'elle soit transférée en Wallonie. Le transfert (vers Ottignies, dans le Brabant wallon) ne tarderait pas à devenir un fait.

Le 18 février 1970, le Premier Ministre Gaston Eyskens déclarait à la Chambre que l'Etat unitaire était dépassé par les faits et que les communautés et les régions devaient prendre leur place dans des structures rénovées de l'Etat. L'heure de la première révision communautaire de la Constitution dans l'histoire de la Belgique avait sonné. Au cours de la même année, la Communauté flamande et la Communauté française se virent attribuer l'autonomie culturelle, de sorte qu'elles seules étaient désormais compétentes pour régler les questions d'ordre culturel.

Au cours des années qui suivirent, on tenta à plusieurs reprises notamment par les accords d'Egmont et de Stuyvenberg en 1977-1978, d'apporter une réponse aux tensions communautaires. Mais cela n'aboutit pas.

Cette situation préoccupait de plus en plus le Roi Baudouin, qui avait à cœur de préserver l'unité de la Belgique. C'est en ces mots qu'il s'exprima, le 31 mars 1976, évoquant la devise de la Belgique ("L'Union fait la Force") : "Lorsque les fondateurs de la Belgique indépendante choisirent cette devise, ils étaient tout à fait conscients et de notre diversité, et de la nécessité de notre cohésion. Ils avaient estimé que les régions, avec leur autonomie légitime, constituaient des éléments complémentaires dans un ensemble, et ne devaient pas se présenter comme des adversaires envieux. Ils savaient que fédérer c'est unir dans la différence acceptée et non pas dissocier dans l'affrontement". Par la suite, ce thème ne cessera de réapparaître, chaque fois avec plus d'insistance, dans les discours du Souverain.

1976
A l'occasion de ses 25 ans de règne, Le Souverain décida de consacrer les fonds qui lui ont été offerts par la population à la création de la Fondation Roi Baudouin, qui a pour objet l'amélioration des conditions de vie de la population. Elle mène des projets et publie des ouvrages dans des domaines aussi variés que la lutte contre la pauvreté et les exclusions sociales, l'environnement, le patrimoine architectural et artistique, la formation des jeunes, ...

1976-1990
En 1980 une nouvelle réforme de l'Etat fut élaborée par le biais d'une révision de la Constitution et d'une législation spéciale. Les Communautés flamande et française s'étaient également vu attribuer les matières culturelles et personnalisables (les soins de santé et l'assistance aux personnes). Pour la Communauté germanophone, un Conseil élu directement fut érigé. Le statut de la Région wallonne et de la Région flamande fut également défini. De vastes compétences furent accordées aux deux Régions : l'économie régionale et l'emploi, l'aménagement du territoire et l'urbanisme l'environnement, le logement, etc.

Les Communautés et Régions gouvernent désormais au moyen de décrets, qui ont force de loi dans leur juridiction. Leurs ressources financières furent élargies, notamment par des ristournes sur les impôts prélevés et par des compétences limitées en matière de perception des impôts (fiscalité propre).

Parallèlement fut créée la Cour d'arbitrage pour trancher les conflits entre les Communautés et Régions, et entre ces entités et les instances nationales.

Au cours de la première moitié des années 1980, les problèmes économiques et financiers devinrent aigus. Le pays était touché par une vague de chômage, tandis que la dette publique atteignait des sommets sans précédent. En février 1982, le franc belge fut dévalué. Des plans de redressement successifs, prévoyant une modération des salaires, une compression du budget, l'allègement des charges des entreprises, etc. allaient progressivement amener une réelle amélioration.

La troisième réforme de l'Etat intervint en 1988-1989.

Les compétences des entités régionales furent élargies : les Communautés reçurent l'enseignement et la politique de santé ; les Régions, les travaux publics et le contrôle total des administrations locales notamment.

Simultanément, on fixa le statut de la Région bruxelloise : un organe représentatif élu directement (le Conseil de la Région de Bruxelles-Capitale) serait doté d'un Gouvernement. Des commissions francophones et flamandes distinctes furent également créées pour traiter des questions communautaires à Bruxelles.

La loi de financement du 16 janvier 1989 fixait la part des impôts nationaux revenant aux Communautés et aux Régions et étendait leur compétence fiscale.

Sur un tout autre plan, un problème constitutionnel surgit au printemps 1990. Début avril, la Chambre et le Sénat avaient approuvé une proposition de loi portant sur la libéralisation de l'avortement. Le 30 mars, le Roi Baudouin avait fait savoir par écrit au Premier Ministre que sa conscience lui interdisait de sanctionner cette loi, ainsi qu'il incombe à la troisième branche du pouvoir législatif.

Sur la base de l'article 82 (actuellement article 93) de la Constitution, le Conseil des Ministres constata que le Roi se trouvait dans l'impossibilité de régner. Dans un tel cas, c'est le Conseil des Ministres qui exerce les prérogatives constitutionnelles du Roi. Le Conseil sanctionna la loi sur la libéralisation de l'avortement (3 avril 1990) et la promulgua. Le 5 avril, les Chambres réunies constataient la fin de l'impossibilité de régner du Roi, de sorte que celui-ci pouvait à nouveau exercer ses prérogatives constitutionnelles.

1990-1991
A l'occasion des 60 ans du Souverain et des 40 ans de son règne, un hommage national lui fut rendu (" Fêtes 60-40 "). Les festivités se déroulèrent du 7 septembre 1990 (date de l'anniversaire du Roi) au 21 juillet 1991 (fête nationale belge).

1991-1993
Le Gouvernement s'attaqua tout d'abord à la poursuite de la réforme de l'Etat. A cette fin, les accords de la Saint-Michel furent conclus le 28 septembre 1992. Le travail accompli (révisions de la Constitution, législations spéciale et ordinaire) fut en grande partie mis en œuvre en 1993.

En vertu de l'article 1er de la nouvelle Constitution, la Belgique est aujourd'hui un Etat fédéral composé des Communautés et des Régions. Les membres du Conseil flamand (qui traite à la fois les matières communautaires et régionales) et du Conseil régional wallon sont dorénavant élus directement. La composition et la tâche de la Chambre fédérale des Représentants et du Sénat ont été revues.

Les compétences des Communautés et Régions furent élargies, plus particulièrement en ce qui concerne les relations extérieures.

Enfin, la province du Brabant fut scindée en deux provinces : le Brabant flamand et le Brabant wallon.

Dans ce qui allait être son dernier discours, le Roi formula sa vision des choses en ces termes : "Cette année, nous avons une fois de plus introduit une importante réforme de nos structures politiques. Elle représente le point final des modifications apportées au régime depuis 1970 jusqu'à aujourd'hui.(...) Le Parlement a voulu définir un nouvel équilibre entre une autonomie des Régions et des Communautés d'une part, et, d'autre part, l'unité et la cohésion nécessaires du pays" (21 juillet 1993).

1993
Le 31 juillet, survint le décès du Roi à Motril, au sud de l'Espagne. Le Roi succomba à un arrêt cardiaque alors que le couple royal était en vacances dans sa résidence espagnole.

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Le Prince Régent Charles de Belgique

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1903
Naissance le 10 octobre, à Bruxelles, de Charles-Théodore, Henri, Antoine, Meinrad, deuxième fils du Prince Albert et de la Princesse Elisabeth, née Duchesse en Bavière, futurs Roi et Reine des Belges.

1910
Le 31 janvier, le Roi Albert I confère au Prince Charles le titre de "Comte de Flandre".
Le Prince Charles reçut sa première formation à Bruxelles.

1915
Le Prince Charles, qui séjourne en Grande-Bretagne, y poursuit ses études primaires avant de rejoindre le Royal Naval College de Osborne, sur l'île de Wight.

1918
Le Prince est admis au Royal Naval College de Dartmouth, une école des cadets pour futurs officiers de la Royal Navy.

1921
A l'issue de sa formation navale à Dartmouth, le Prince Charles effectue des stages à bord de divers navires de guerre britanniques.

1925
Le Prince poursuit sa formation navale au Royal Navy College de Portsmouth et achève celle-ci au Royal Naval War College de Greenwich, qu'il quitte en avril 1926 avec le grade de Lieutenant de vaisseau honoraire de première classe.

1926
Il suit les cours à l'Ecole Royale Militaire et est affecté au Premier Régiment des Guides, où il est nommé Sous-lieutenant. Il effectue régulièrement des périodes de service dans ce Régiment et participe à des camps d'entraînement.

1926-1939
Le Prince Charles participe, comme d'autres membres de la famille royale, à diverses activités officielles partout dans le pays.

1939
Le 19 septembre, il est nommé au grade de Colonel. Durant la période de mobilisation, et ensuite durant la campagne des 18 jours, il est affecté à l'Etat-major du Corps de cavalerie.

1940
Durant la période d'occupation de notre pays par les troupes allemandes, le Prince Charles mène une vie discrète à Bruxelles. Au cours des mois qui précèdent la libération de la Belgique, il vit sous une fausse identité dans un village wallon.


1944
A la libération de la Belgique, le Roi Léopold III ne se trouve pas au pays, ayant été déporté en Allemagne par l'occupant. Comme la Constitution prévoit la possibilité d'une Régence, le Prince Charles est nommé Régent du Royaume par les Chambres Réunies.
Le 20 septembre 1944, le Prince Charles prête le serment constitutionnel. Il exercera les prérogatives royales jusqu'au 20 juillet 1950.

1944-1950
Pendant la Régence, la politique intérieure fut dominée par la Question royale et les séquelles de la deuxième guerre mondiale. Pas moins de neuf gouvernements se succédèrent entre septembre 1944 et août 1950.
L'activité économique fut pourtant vite rétablie. En octobre 1944, le Ministre des Finances Gutt mit en œuvre un assainissement financier. La Belgique bénéficia également de l'aide américaine dans le cadre du Plan Marshall. La reconstruction des biens détruits fut stimulée par des indemnisations pour dommages de guerre et par la loi du 29 mai 1948, qui prévoyait des primes à la construction de logements sociaux.

Un important jalon politique fut l'introduction du droit de vote des femmes aux élections législatives (loi du 19 février 1948).

Dans le domaine social, l'arrêté-loi du 28 décembre 1944, dont les bases avaient déjà été fixées pendant la guerre, donnait naissance au système de sécurité sociale que nous connaissons aujourd'hui. Des textes de loi ultérieurs prévoyaient la création des commissions paritaires et conseils d'entreprise, du Conseil central de l'Economie et du Conseil national du Travail.

Sur le plan international également, quelques étapes méritent d'être mentionnées: la fondation de l'Union économique entre la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg (Benelux) en 1944, ainsi que l'adhésion de la Belgique à l'Organisation des Nations unies (ONU) en 1945, à l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) en1948 et au Conseil de l'Europe en 1949.

La guerre avait relégué les querelles entre Flamands et Wallons à l'arrière-plan mais ne les avait pas fait disparaître. Afin d'aborder le problème de façon globale, la loi du 3 mai 1948 institua le "Centre d'étude pour la résolution nationale des questions sociales, politiques et juridiques des différentes régions du pays" (le Centre Harmel, qui doit son nom à son fondateur, le parlementaire démocrate-chrétien wallon et futur Premier ministre Harmel).

1950
Le Prince Charles se retire de la vie publique. Il séjourne principalement dans sa villa sur le domaine royal de Raversijde (Ostende). Le Prince dessine et peint et a de nombreux contacts avec le milieu artistique. Ses œuvres, qu'il expose régulièrement entre 1973 et 1981, sont signées "Charles de Flandre".

1983
Le Prince Charles décède le 1er juin à Ostende.

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19:03 Écrit par Alain dans Famille Royale | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Lilian Baels princesse de Rethy Belgique

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Mary Lilian Henriette Lucie Josephine Ghislaine Baels,fille de la grande bourgeoisie (28 novembre 1916 (Londres) – 7 juin 2002) était la deuxième épouse du roi Léopold III, portant le titre de princesse de Rethy.

Le 7 décembre 1941, le cardinal Van Roey fait lire une lettre dans toutes les églises de Belgique : le Roi a épousé Lilian Baels, le 11 septembre. Cette nouvelle fait l'effet d'une bombe dans le peuple belge et sera un des éléments qui déclenchera la question royale. Le mariage civil, contrevenant à la législation belge, aura lieu 2 mois plus tard. Les sentiments pro-nazis que l'on prêtait à la princesse de Réthy seront accrédités auprès de la population belge qui apprend qu'Hitler a envoyé des fleurs. Lilian renonce au titre de reine et devient la princesse de Réthy et le Palais fait savoir que les futurs enfants nés de cette seconde union ne seront pas dynastes. La bombe est d'autant plus grande que ce mariage était anticonstitutionnel et que le Palais n'est pas compétent pour décider si les enfants du Roi sont dynastes ou non, seule la Constitution le peut.

Le 18 juillet 1942, elle donne le jour au prince Alexandre. En juin 1944, la famille royale belge est emmenée par les Allemands et sera libérée un an plus tard en Autriche. Le roi Léopold III, la princesse Lilian et leurs enfants ne rentrent pas en Belgique et s'installent à Prégny en Suisse de 1945 à 1950. Ce fut une erreur que la population ne lui pardonna pas, et lorsqu'il se décida enfin à rentrer en Belgique, il y eut des émeutes et des morts. Un des grands logos de l'époque était que Lilian Baels n'était pas princesse

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Après l'abdication du roi Léopold III, le couple aura encore deux autres enfants : la princesse Marie-Christine en 1951 et la princesse Marie-Esméralda en 1956. Au cours de la première décennie du règne du roi Baudouin, la princesse Lilian de Réthy occupe le rôle de Première Dame de Belgique et gère la vie de la Cour avec fermeté et raffinement, mais elle ne parviendra jamais à se faire aimer des Belges.

En 1958, elle crée la Fondation Cardiologique Princesse Lilian qui a pour objectif de venir en aide aux malades et particulièrement aux enfants atteints d'affections cardiaques et cardio-vasculaires, en vue de leur rendre la santé et de leur permettre de vivre une vie normale. Quelques années plus tard, la Fondation commencera à organiser des colloques entre médecins du monde entier. Il faut souligner que le prince Alexandre fût le premier opéré à cœur ouvert de Belgique.

Suite aux pressions politiques du gouvernement belge, le roi Léopold III et la princesse Lilian acceptent en 1959 de quitter le domaine de Laeken. Un an plus tard, ils s'installent avec leurs deux filles au domaine royal d'Argenteuil, restauré et mis à leur disposition par l'Etat belge. Le couple y recevra dans la discrétion de très nombreuses personnes : ambassadeurs, ministres, scientifiques, anciens combattants, sportifs, etc. Mais la visite la plus prestigieuse restera celle de la reine Elisabeth II et du prince Philip d'Angleterre en 1966. La princesse se consacre à Argenteuil à la gestion de sa Fondation, à l'organisation des fréquentes réceptions et à sa harde de cerfs.

A partir de 1960, les relations deviennent tendues entre le roi Léopold III et la princesse Lilian d'une part et le roi Baudouin et la reine Fabiola de l'autre. Ils n'apparaîtront plus ensemble qu'une seule fois en public lors des funérailles de la reine Elisabeth en 1965.

Après le décès du roi Léopold III en 1983,la princesse Lilian continue de vivre au domaine royal d'Argenteuil, a enfin la joie d'être grand-mère en 1998 et 2001 et fait éditer les mémoires posthumes de son époux intitulées "Pour l'Histoire". Elle était en dispute avec sa fille la princesse Marie-Christine qui est partie vivre au début des années 80 en Amérique.

En 1989, deux prestigieuses institutions étrangères récompensent l'action de la princesse Lilian en faveur de la recherche médicale : le Royal College of Physicians de Londres l'accueille comme membre d'honneur et la Fondation Médicale Giovanni Lorenzini (Texas) lui décerne son prix annuel pour le progrès des sciences bio-médicales.

Ses relations étaient meilleures avec son beau-fils le roi Albert II, devenu le nouveau chef de famille après le décès du roi Baudouin en 1993 qu'il avait tenu à lui apprendre personnellement avant qu'elle ne le sache grâce aux médias. Le Roi s'est ensuite rendu à plusieurs reprises au domaine royal d'Argenteuil et a assisté aux côtés de la princesse de Réthy au mariage de la princesse Marie-Esméralda en 1998 à Londres.

La princesse Lilian de Réthy décède le 7 juin 2002 au domaine royal d'Argenteuil. Ses funérailles ont eu lieu en l'église Notre-Dame de Laeken en présence de toute la famille royale belge, du grand-duc Jean et de la grande-duchesse Joséphine-Charlotte de Luxembourg. Seule la princesse Marie-Christine n'avait pas voulu y assister. La princesse Lilian repose dans la crypte de la famille royale à Laeken aux côtés du roi Léopold III et de la reine Astrid.
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18:58 Écrit par Alain dans Famille Royale | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |