09/10/2007

National Anthem of Belgium

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L'histoire de l'hymne national belge

Historiquement, La Brabançonne fut bien écrite par Jenneval, dont le vrai nom était Louis Alexandre Dechet. Il était acteur du théâtre où fut déclenchée en 1830 la révolution qui devait mener à l'indépendance de la Belgique des Pays-Bas. Durant la guerre d'indépendance, Jenneval fut tué. La musique a été composée par François Van Campenhout et la chanson jouée pour la première fois en septembre 1830.
En 1860, le texte et la musique furent adaptés par le premier ministre, afin d'atténuer les attaques de Jenneval contre le Prince d'Orange néerlandais

Le texte de la "Brabançonne"

O Belgique, ô mère chérie,
A toi nos coeurs, à toi nos bras,
A toi notre sang, ô Patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
le Roi, la Loi, la Liberté !
le Roi, la Loi, la Liberté !
le Roi, la Loi, la Liberté !

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22/09/2007

Ancien palais du Coudenberg

350px-Palais_du_Coudenberg_1649

 

Durant près de 700 ans, le Château puis, Palais du Coudenberg a été le siège du pouvoir des comtes, ducs, archiducs, rois, empereurs ou gouverneurs qui, du XIe siècle jusqu'à sa destruction au XVIIIe siècle, ont exercé leur souveraineté sur le Duché du Brabant.

Aujourd'hui, après plusieurs années de fouilles, les vestiges archéologiques souterrains du palais ont été dégagés et peuvent être visités.

Vers 1100, les comtes de Louvain et de Bruxelles quittent le fond de la vallée de la Senne pour s'installer sur les hauteurs de Coudenberg (la colline froide) d'où ils dominent la petite cité.

La ville et le château prennent de l'importance avec la création du duché de Brabant (1183), il est englobé dans le tracé de la première enceinte, dont il constitue l'une des défenses.


Statue d'apôtre du XVe siècle Ni le château ni l'enceinte fortifiée n'empêchent, en 1356, le comte Louis II de Flandre de prendre la ville, ni d'ailleurs la révolte menée par Everard t'Serclaes d'en chasser ses troupes. Après cet épisode, sous l'autorité des ducs Jeanne et Venceslas, est entreprise la construction de la seconde enceinte qui annexe à la cité les champs et les zones bâties qui ont dépassé le premier rempart. Le château ducal, qui se retrouve alors à distance des murailles, perd son rôle défensif et entame une mutation progressive en palais résidentiel. Les ducs agrandissent les appartements, y ajoutent des salles d'apparat et créent un parc.

En 1430, le Brabant est annexé à la Bourgogne, le palais se doit d'être le reflet de l'important pouvoir dont il est le siège et subit de nombreuses modifications. Philippe le Bon fait construire de nouvelles ailes au palais, embellir le parc, et surtout fait bâtir aux frais de la ville l'Aula Magna, la grande salle d'apparat du palais du Coudenberg dans laquelle, en 1465, se réunirent pour la première fois les États Généraux composés de délégués de la bourgeoisie, du clergé et de la noblesse des Pays-Bas bourguignons. S'y dérouleront au cours des siècles suivants bien des cérémonies et événements.

350px-Palais_du_Coudenberg_1659

 

C'est dans cette salle qu'en 1515 Charles de Habsbourg, héritier du duché de Bourgogne et futur empereur sous le nom de Charles Quint, sera émancipé. C'est dans ce même lieu que quarante ans plus tard il abdiquera en faveur de son fils le roi Philippe II d'Espagne. Durant son règne, Charles Quint fera aménager la place des Bailles devant le palais, construire des galeries et des salles de style renaissance et ériger la Grande chapelle de style gothique tardif en mémoire de ses parents, Philippe le Beau et Jeanne de Castille. Y était conservé le Trésor de l'Ordre de la Toison d'Or.

Fondations du XIIe siècleAu XVIIe siècle, c'est sous le règne des souverains des Pays-Bas espagnols, les archiducs Albert et Isabelle (1598-1633), qui y établissent leur cour, que le palais bénéficie des dernières améliorations importantes. Les archiducs restaurent les fastes du palais, ils transforment les bâtiments et réaménagent les appartements et les jardins. La rue qui longe l'Aula Magna et la chapelle est prolongée jusqu'à la collégiale des saints Michel et Gudule, future cathédrale et prend le nom de rue Isabelle. Grands amateurs d'art, ils font venir à la cour les plus grands artistes du temps, parmi lesquels Jan Brueghel et Rubens dont les œuvres décorent le palais. Le souvenir de cette période restera pour Bruxelles celui d'une époque de paix, de prospérité et de rayonnement intellectuel et artistique sur les autre villes d'Europe.


XVIe siècleEn 1731, Bruxelles fait partie des Pays-Bas autrichiens et l'archiduchesse Marie-Élisabeth de Habsbourg, sœur de l'empereur Charles VI, en est la gouvernante. La nuit du 3 au 4 février, le feu se déclare dans ses appartements, elle y échappe de justesse. Dans la confusion, le désastre s'étend rapidement à l'ensemble du palais, le gel rend difficile l'approvisionnement en eau et les moyens de lutte contre le feu sont très insuffisants. Au matin, l'incendie à fait des victimes, le palais est en ruine et avec lui se perdent de nombreux chefs-d'œuvre ainsi qu'une bonne partie des archives. L'incendie n'a épargné que la chapelle et les murs puissants de l'Aula Magna se dressent toujours.

La cour est relogée ailleurs, les finances manquent pour une reconstruction. Durant plus de quarante ans, les ruines du palais qu'on appelle « la Cour brûlée » sont laissées en l'état. Ce n'est qu'en 1774, sous la régence du gouverneur Charles-Alexandre de Lorraine, que l'on décide de raser les vestiges et de réaménager le quartier. Même la chapelle sera détruite, son style gothique ne correspondant plus au goût du jour. Ce sera la construction du quartier de la place Royale, ainsi que du parc de Bruxelles qui prendra la place des anciens jardins.


La vue ci-dessous, gravure de J. Van de Velde datant de 1649 et intitulée Curia Brabantiæ in celebri et populosa urbe Bruxellis, nous donne une idée de ce que représentait alors le Court de Brabant.


Le Palais en 1649À gauche est représentée la place des Bailles, aménagée sous le règne de Charles Quint : la balustrade qui entoure la place publique comportait une série de piliers surmontés de statues de souverains, on dit que son souvenir aurait inspiré la conception du Petit Sablon. La place occupe l'emplacement de l'actuelle place Royale. À l'avant-plan l'ancienne église Saint-Jacques, détruite au XVIIIe siècle et reconstruite sensiblement au même emplacement, mais tournée vers la place. Des carrosses franchissent le portail qui, passant sous la tour de l'horloge du XVIIe siècle, permet d'accéder à la cour intérieure du palais.

Au fond de celle-ci, on aperçoit le grand escalier d'honneur qui mène à l'Aula Magna de Philippe le Bon, laquelle domine les autres bâtiments. D'une hauteur qu'on évalue à trente mètres, d'une longueur de quarante et d'une largeur de seize mètre trente, elle était constituée d'une seule salle surmontée d'une charpente couverte d'ardoise. Ses murs étaient couverts de riches tapisseries.

Autour de la cour intérieure, les bâtiments qui renfermaient les appartements ainsi que les salles des conseils d'États et des finances et les autres institutions et administrations des Pays-bas. Le corps de logis, constitué de trois étages avec de nombreuses fenêtres, donnaient de l'autre côté sur les parcs et jardins auxquels on avait accès par la galerie construite sous Albert et Isabelle.


Sous la chapelleAu bout de ces bâtiments et dans le prolongement de l'Aula Magna, on aperçoit la chapelle de Charles Quint, réputée pour la beauté de ses proportions. Constituée d'une nef unique éclairée par deux étages de fenêtres, elle était construite sur la pente de la colline aujourd'hui nivelée. Pour la mettre au niveau de la salle d'apparat, il avait été nécessaire de construire un double niveau de soubassements avec de puissants piliers octogonaux destinés à soutenir les poussées de ceux de la chapelle.


Caves le long de la rue IsabelleDerrière la salle et la chapelle, la rue Isabelle permettait de descendre la colline en longeant les jardins et la première enceinte, jusqu'à la collégiale des saints Michel et Gudule.

Au bas du Coudenberg s'étendaient les jardins, avec des pièces d'eau et des fontaines, des jeux et promenades et une réserve d'animaux de chasse.



Entre 1774 et 1778, au moment de la destruction des ruines et du réaménagement du quartier, certains souterrains du palais sont remblayés, comme les salles anciennement situées sous l'Aula Magna qui servaient de cuisines et d'entrepôts. D'autres sont réutilisées et servent de fondations et de caves aux nouveaux bâtiments de la place Royale. C'est le cas de certaines caves du corps de logis, du niveau inférieur de la chapelle et du tronçon de la rue Isabelle qui longeait cette dernière, qui, voûtée, devient souterraine après le nivellement de la place. Une autre partie de la rue, conservée à l'air libre dans sa partie basse, disparaît en 1923 dans la construction du Palais des Beaux-Arts (architecte Victor Horta).



Partie haute de la rue IsabelleDe 1995 à 2000, le site est exploré par une équipe de la Société royale d'archéologie de Bruxelles, sous la direction du professeur Pierre Bonenfant de l'Université Libre de Bruxelles. Ces fouilles ont permis de retrouver le plan de l'ancienne salle d'apparat qui occupait un quart de l'actuelle place Royale, la rue Isabelle, comblée le long de l'Aula Magna, certaines caves du corps de logis sous le début de la rue Royale, et les connexions avec les parties conservées sous les bâtiments.

Cet ensemble a été aménagé pour en permettre la visite à partir du musée Bellevue qui occupe l'emplacement des anciens appartements ducaux. Une partie des souterrains de la chapelle présente dans des vitrines les objets retrouvés dans les remblais. L'aspect didactique n'est pas négligé et est assuré par une série de panneaux explicatifs très complets et par un site internet

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