06/02/2008

Gerard Mortier

Gerard Mortier

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Gerard Mortier, né à Gand, le 25 novembre 1943, est un metteur en scène et directeur d'opéra belge.

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Mortier est fils d'un boulanger gantois. Il fait sa scolarité au collège jésuite de sa ville. Il acquiert sa formation supérieure à l'Université de Gand, où il obtient un doctorat en droit et une licence en sciences de la communication.

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Après ses études, Gerard Mortier, passionné d'art lyrique depuis son enfance, choisit une carrière de responsable artistique: son premier poste est celui d'assistant du Directeur du Festival des Flandres. Le 25 août 1970, premier coup d'éclat d'une longue série: Gerard Mortier publie dans une revue locale un pamphlet qui qualifie l'Opéra royal de Gand de « scandale culturel flamand »; il y préconise la fondation d'un "Opéra des Flandres".

  • 1968: Assistant du directeur du Festival des Flandres.
  • 1973-1979: Assistant de Christoph von Dohnányi et de Rolf Liebermann, il passe sept ans en Allemagne où il est successivement directeur artistique des opéras de Dusseldorf (1972-73), Hambourg (1973-77), Francfort (1977-79).
  • 1979-1981: Rolf Liebermann et Hugues Gall l'appellent à l'Opéra de Paris comme chargé de mission.

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  • 1981-1992: En 1981, il succède à Maurice Huisman comme directeur du Théâtre Royal de La Monnaie, l'opéra bruxellois. Bien décidé à renouveler le genre lyrique et à réveiller une institution un peu assoupie, il appelle dès 1981 Sylvain Cambreling comme directeur musical. Ensemble, ils produisent des spectacles signés Luc Bondy, Patrice Chéreau, Karl-Ernst Herrmann, Peter Mussbach et Herbert Wernicke. Ces choix de programmation originaux souvent anticonformistes, et l'engagement tout autant de jeunes chanteurs de talent que de personnalités les plus en vue de la scène théâtrale européenne, valent à Gerard Mortier une réputation internationale. Des actions parallèles de promotion internationale font de La Monnaie l'une des capitales de l'opéra en Europe.

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  • Entre 1988 et 1989, il participe en outre activement à la préparation du projet de l'Opéra Bastille.
  • 1992-2001: Fort de ses succès à La Monnaie, il se voit alors confier la direction du Festival de Salzbourg avec trois missions : faire évoluer la programmation, rechercher des nouveaux publics et ancrer cette institution dans le XXIe siècle. Il s'attachera pendant dix saisons à les remplir, rencontrant un succès grandissant malgré de fortes résistances... combattues avec énergie et humour. Lorsqu'il quitte ce poste, ses opposants font imprimer une notice nécrologique en pleine page dans un journal local.
  • 2002-2004: À l'invitation du gouvernement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, il organise le premier cycle de la Ruhr Triennale, installée dans d'anciens locaux industriels.
  • Depuis septembre 2004, Gerard Mortier est de retour à Paris, où il succède à Hugues Gall comme directeur de l'Opéra national de Paris; il en était directeur délégué depuis décembre 2001.

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  • Il enseigne l'histoire politique et sociologique du théâtre à Gand et à Leyde.
  • Le 27 février 2007, il est nommé directeur du New York City Opera à partir de la saison 2009-2010 jusqu'en 2015, mais participera dès lors à l'activité de l'institution.

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Gerard Mortier est docteur honoris causa de l'Université d'Anvers et de l'Université de Salzbourg. Il est membre de l'Académie des Arts de Berlin. Gerard Mortier a été invité comme fellow du Wissenschaftskolleg zu Berlin en 2001-2002. En février 2005, il reçoit le prix annuel de la Communauté flamande pour la culture.

Il a été fait chevalier de l'ordre de la Légion d'honneur le 1er janvier 2005.

Fait baron par le Roi des Belges le 30 mai 2007

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23:12 Écrit par Alain dans les grand Belge | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : belge, opera, gerard mortier |  Facebook |

26/01/2008

Avenue Louise

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Avenue Louise

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L'Avenue Louise (en néerlandais: Louizalaan) est une avenue bruxelloise s’étendant de la Place Louise au Bois de la Cambre.
Cette avenue eut sa source en 1847, lorsque surgit l'idée de relier le centre-ville au Bois de la Cambre et à la Forêt de Soignes par une voie rectiligne, d'aspect monumental, arborée de marronniers.

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Avenue Louise : entrée du bois de la Cambre
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Hélas, pour les besoins supposés de l'exposition universelle de 1958, l'avenue est totalement réaménagée, en intégrant en son centre une autouroute urbaine passant en tunnel sous les carrefours et se jetant dans le coeur de la ville. Cette configuration existe encore aujourd'hui, offrant le spectacle désolant d'une véritable autoroute en lieu et place de ce qui devrait être la plus belle avenue de Bruxelles, à l'instar des champs elysées parisiens. Cette configuration ultra routière a en outre permis à l'avenue de ne pas se doter de métro, malgrès sa grande densité bâtie et ses fonctions multiples de commerces / bureaux / logements, le métro étant en quelque sorte remplacé par les tunnels autoroutiers.

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03/01/2008

Pierre Paul Rubens

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Rubens, l'atelier du génie

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En organisant l'exposition “Rubens, l'atelier du génie”, les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique veulent offrir au public une meilleure compréhension de la manière dont Rubens et son équipe élaboraient les chefs-d'œuvre que nous leur connaissons aujourd'hui.

L'exposition rassemble pas moins de 120 tableaux et est conçue de manière à ce que le visiteur puisse suivre le processus créatif de l'atelier du maître pas à pas. Une soixantaine de pièces supplémentaires en provenance, entre autres, du Prado de Madrid et du musée de Berkeley aux Etats-Unis (La Montée au Calvaire)ont rejoint pour l'occasion les oeuvres qui étaient déjà en possession des Musées royaux des Beaux-Arts.

L'ensemble, constitué d’esquisses à l’huile, de peintures de cabinet et de tableaux d’autel, revêt un caractère exceptionnel car il reflète la période la plus féconde de Rubens, celle au cours de laquelle le génie créateur et l’esprit d’entreprise de celui-ci se déployèrent pleinement (1614-1640).

Période :

Du 14 septembre 2007 au 27 janvier 2008

Lieu :

Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique
Rue de la Régence, 3
1000 Bruxelles

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Pierre Paul Rubens fut un peintre baroque flamand né en 1577 et mort en 1640. Il est appelé Peter Paul Rubens en flamand.

Aidé par un atelier important, Rubens produisit une œuvre considérable dans des genres divers. Il a accepté de peindre un grand nombre de portraits mais, "D'instinct plus porté aux grand travaux qu'aux petites curiosités" comme il l'écrit lui-même, il a surtout réalisé des grands projets religieux, des peintures mythologiques, et d'importantes séries de peintures historiques. Prisé des Grands pour l'érudition et le charme de sa conversation, il mena à bien une importante mission diplomatique a joui d'un position sociale sans égale chez les artistes de son temps.

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Biographie

Pierre Paul Rubens est né à Siegen en Westphalie, dans le Saint Empire romain germanique à 300 km d'Anvers. Son père, Jan Rubens (1530-1587) avocat protestant prospère et sa mère, Maria Pypelinckx (1537-1608) avaient quitté Anvers (Pays-Bas espagnols) pour échapper à une persécution religieuse. En 1589, deux ans après le décès de son père, Rubens et sa mère retournèrent à Anvers, où il se fit baptiser à la religion catholique. Beaucoup de ses tableaux représentent des sujets religieux.

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*Il fut marié de 1609 à 1626 à Isabella Brant, avec qui il eut trois enfants : Clara Serena, Albert et Nicolas, puis avec Hélène Fourment à partir de 1630. Ils eurent quatre enfants : Clara Johanna, François, Hélène et Pierre Paul.

À Anvers, il fut placé en apprentissage 1589 à 1598 par quelques peintres éminents de son époque ( entre autres Adam van Noort et Otto van Veen). Sur leurs conseils, il partit en Italie de 1600 à 1608 pour étudier les œuvres de la Renaissance. Il séjourne notamment à Gênes, Mantoue, Venise et Rome où il assimile les styles et copie les œuvres de Raphaël, Caravage, et surtout Titien dont il retient la fougue du coloris.

Il comprend le français, l'allemand, l'italien, l'espagnol et le latin.

Il fut le peintre officiel de la Cour d'Albert et Isabelle, régents des Pays-Bas espagnols de 1609 à 1621, de la Cour de l'Infante Isabelle de 1621 à 1633, de la Cour du cardinal infant Ferdinand de 1636 à 1640.

Rubens fut anobli en tant que « noble de la maison de la sérénissime infante » en 1624 par Philippe IV d'Espagne et fait chevalier par le roi Charles Ier d'Angleterre pour le récompenser de ses efforts diplomatiques à faire aboutir un traité de paix entre l'Espagne et l'Angleterre.

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Une de ses commandes consista à peindre le plafond de la Maison des banquets au Palais de Whitehall. Mais sa plus grosse commande fut celle de soixante toiles pour le pavillon de chasse, la Torre de la Parada de Philippe IV d'Espagne, (Les métamorphoses). On peut aussi citer la décoration de la Galerie Médicis au Palais du Luxembourg, cycle décoratif sur la vie de la reine de France, et veuve d'Henri IV, Marie de Médicis, peint entre 1622 et 1625. En 1635-1636, Rubens va peindre un "Jugement de Pâris", directement élaboré à partir du "Jugement de Pâris" de Raphaël, gravé par Raimondi. La seule différence, Rubens s'inspire de l'œuvre vue en miroir. C'est cette œuvre de Raphaël, vue en miroir, qui permettra à Picasso de peindre ses "Demoiselles d'Avignon" en 1907, peinture qui aurait du porter comme titre: "Le Jugement de Pâris".

Lorsque Marie de Médicis connut son ultime exil, c'est Rubens qui la recueillit et qui la protégea jusqu'à sa fin. Elle finit d'ailleurs sa vie, deux ans après la mort du peintre, dans la maison natale de celui-ci.

Rubens tomba malade et son état s’aggrava, jusqu’à l’amener à mourir en 1640. Il fut enterré à l'église Saint-Jacques (Sint-Jacobskerk) d'Anvers.

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16:20 Écrit par Alain dans les grand Belge | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : rubens, bruxelles, belgique, anvers |  Facebook |