13/12/2007

ARDENNAIS

LE TRAIT ARDENNAIS

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L’Ardennais est une des plus anciennes races de chevaux de trait en France. On le présente souvent comme un descendant direct du cheval de Solutré.
A l’origine, une seule population se rencontrait dans les Ardennes françaises et belges, avec de petits chevaux de 1,40 m à 1,45 m au garrot. Tous les empereurs romains dès Jules César ont largement puisé dans cette population chevaline. L’évolution de cette race a beaucoup été conditionnée par les besoins de la guerre, mais aussi de l’agriculture, ce qui a entraîné une certaine diversification de son format

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Au moyen Age, il fut alourdi pour répondre à un nouveau besoin : la traction agricole.
Au XVIIIème siècle, il devint cheval de guerre, réquisitionné par l’armée pour la selle ou pour le trait.
Pour les campagnes de l’Empire, l’Ardennais était devenu un petit cheval réputé pour sa rusticité, sa sobriété et son endurance.
Au cours du XIXème siècle de nombreux croisement quelque peu anarchiques, avec des demi-sang, Percherons et Boulonnais, mais aussi Arabes et Pur Sang, et même Hunters anglais, menacèrent la pérennité et l’homogénéité de la race. Heureusement à la fin du siècle la sélection se raffermit autour des étalons purs Ardennais belges et français. Par ailleurs l’importante infusion de Trait Belge, qui se poursuivit jusqu’à la Première Guerre mondiale, entraîna une augmentation du format de la race pour produire un cheval plus osseux, plus étoffé, plus puissant, susceptible de travailler les terres lourdes des grandes exploitations de l’Est de la France. A cette époque, l’économie entière de ces régions reposait sur lui.

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L’ardennais ainsi recentré, plus homogène et de meilleure qualité, sera utilisé comme améliorateur des races Bretonne vers 1890 et Comtoise quelques années plus tard.
Il est donc cousin très proche de l'Ardennais belge dont il n'est séparé que par une frontière et quelques centimètres, les Belges n'admettant pas les chevaux au-delà de 1,62 m (1,65 m pour les français). Il est proche aussi de l'Auxois, dont il a constitué la base avec le Trait du Nord et la jumenterie locale. Il est également cousin, quoiqu'un peu plus éloigné, du Trait du Nord et du Trait Belge.
A la suite de la mécanisation progressive des campagnes au cours de la première moitié du siècle, le seul débouché devient la boucherie et on privilégie un modèle plus " viandeux ".  C'est ainsi qu'il devient dans les années 60, comme les autres races de trait françaises, un cheval " lourd ".
La concurrence de chevaux importés d’Amérique ou des pays de l’Est et la régression de la consommation de viande de cheval menacent l’ardennais de disparition. C’est à ce moment que s’ouvrent de nouvelles perspectives, encouragées notamment par les Haras Nationaux : outre le débardage des coupes difficiles d’accès et certains travaux agricoles, il fait son entrée dans la civilisation des loisirs que ce soit pour le tourisme vert, dans les centres équestres, ou même dans les villes. Enfin les derniers débouchés sont l’utilisation des juments comme mères porteuses de poulains issus du transfert d’embryon d’une jument de sport, ce qui permet à cette dernière de donner deux produits par an ou de continuer la compétition ; et la production de lait de jument pour la pharmacie.
Cependant la boucherie reste le premier débouché des races de trait puisqu'elle est le lot de 90 % des chevaux.

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21:49 Écrit par Alain dans les grand Belge | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ardennais, belge, belgique, chevaux |  Facebook |

14/11/2007

Soeur Emmanuelle

Une femme hors du commun: Soeur Emmanuelle.

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Sœur Emmanuelle (née Madeleine Cinquin le 16 novembre 1908 à Bruxelles, Belgique) est une religieuse et écrivain belge. Elle est notamment connue pour ses œuvres caritatives en Égypte auprès des enfants, marchant dans la lignée de l'abbé Pierre ou de mère Teresa.

Biographie:

Elle partage ses années d'enfance et de jeunesse entre Paris, Londres et Bruxelles, lesquelles sont marquées par la mort de son père, noyé sous ses yeux lorsqu’elle a 6 ans. Après des études de sciences philosophiques et religieuses, elle prononce ses vœux de religieuse dans la Congrégation Notre-Dame de Sion et devient Sœur Emmanuelle.

Sœur Emmanuelle enseigne les lettres au Lycée Notre Dame de Sion à Istanbul en Turquie et ensuite en Tunisie. Tout au long de ces années, elle ressent le désir de se mettre au service des exclus. Elle sensibilise ses élèves, de condition aisée, aux difficultés des populations démunies de leur pays. Elle enseigne à Alexandrie et s’attache beaucoup à l’Égypte.

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En 1971, à l’âge de la retraite, elle décide de partager la vie des plus pauvres, les chiffonniers du Caire, en Égypte. Guidée par ses valeurs : la foi en l'Homme, le Respect de l'autre et la Justice, elle parvient à s'intégrer dans leur communauté.

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En travaillant en collaboration avec les chiffonniers, elle contribue à améliorer leurs conditions de vie. Ses priorités vont à la santé et à l’éducation des enfants. En quelques années, des dispensaires, des écoles et des jardins d'enfants sont construits.

Elle rencontre en 1976 Sarah Ayoub Ghattas (sœur Sarah), alors jeune et dynamique supérieure d'un couvent copte orthodoxe, francophone, issue d'une famille de la bourgeoisie qui la rejoint et devient l'âme de la communauté. Grâce à sœur Sarah, « la maison étant tenue », sœur Emmanuelle peut parcourir le monde pour récolter des fonds grâce à ses dons d'oratrice et sa personnalité chaleureuse.

Pour la soutenir dans ses actions, elle fonde sa propre association, en 1980 : Asmae-Association Sœur Emmanuelle. Pragmatique, elle veut professionnaliser ses actions et assurer sa relève. Sous son impulsion, l'association développe ses actions dans d'autres pays.

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En 1993, à la demande de ses supérieures, Sœur Emmanuelle quitte définitivement l'Égypte et rejoint sa communauté en France. Elle continue de se battre pour plus de solidarité. Elle écrit des livres (Chiffonnière avec les chiffonniers, Richesse de la pauvreté, Vivre, à quoi ça sert ?), rencontre des jeunes dans les lycées et les écoles, s'occupe également de l'association Les Amis de Paola en aide aux SDF et donne des conférences aux côtés de son association pour sensibiliser le public à l'engagement solidaire.

Parallèlement, Sœur Emmanuelle continue à donner « un souffle » à son association. Elle lui transmet ses principes d'actions qui sont chaque jour mis en pratique sur le terrain. « éduquer un homme c'est éduquer un individu, éduquer une femme, c'est éduquer un peuple ».

On oppose parfois son caractère exubérant (et son franc-parler) à la discrétion de sa contemporaine Mère Teresa, qui occupait des fonctions similaires à Calcutta. Il est de fait que si ces deux religieuses, toutes deux très médiatisées, ont effectué des actions très comparables, chacune l'a fait en rapport avec sa personnalité propre.

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Soeur Emmanuelle est promu en 1993 Officier de l'Ordre de Léopold. 

Le 1er janvier 2002, Sœur Emmanuelle est promu au grade de Commandeur de la Légion d'honneur.

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01/11/2007

Jean-Michel Folon

Jean-Michel Folon

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Jean-Michel Folon est un artiste belge . Né le 1er mars 1934 à Uccle et mort le 20 octobre 2005 à l'âge de 71 ans à Monaco des suites d'une leucémie. Il a travaillé sur de nombreux matériaux et créé sous diverses formes : tapisserie, peintures, timbres-poste, décors de théâtre, etc.

D’une formation initiale d’architecte, il abandonne ses études à l’École Saint-Luc au milieu des années 1960 et s’installe à Paris. Il se distingue bientôt dans le domaine de l'illustration par un style (assumant une certaine filiation avec Saul Steinberg) caractérisé par de larges dégradés à l'aquarelle et l'utilisation récurrente de personnages au contour volontairement schématique. Leur expression égarée, leur errance en apesanteur dans de vastes paysages dénudés ou au contraire dans des espaces urbains oppressants et énigmatiques, parfaitement en phase avec les interrogations de la société occidentale de l'après mai 68 constituent sans doute le meilleur aspect de son œuvre.

Ses détracteurs le taxent de mièvrerie, voient chez lui un dessin au style élémentaire et surtout la réutilisation constante des recettes ayant assuré son succès commercial. Il participe au premier film de Maurice Dugowson "Lily aime-moi", un film de copains, excellente comédie dans laquelle il joue les premiers rôles au cotés de Patrick Dewaere et Rufus. Attiré par le métier d'acteur, il abandonnne le cinéma suite à une réfléxion de Gérard Depardieu qui le voit plus comme un créateur d'univers que comme un interprète.

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Il crée, en collaboration avec le compositeur Michel Colombier, le générique ouverture et fermeture d’Antenne 2, diffusé entre 1975 et 1984, où ses bonshommes en imperméables s'envolent sur une très mélancolique cantilène pour hautbois et orchestre. C'est probablement son œuvre pour la télévision la plus connue.

1989 marque son succès philatélique et public en France : il conçoit le logo de l’exposition internationale philatélique de Paris Philexfrance 89 et le logo des « oiseaux » qui ont été le symbôle de la commémoration de la Révolution française sur de nombreux timbres et objets commémoratifs dans le monde.

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Jean-Michel Folon est aussi un ardent défenseur des droits de l'homme, il a notamment illustré diverses campagnes pour Amnesty international.

L'artiste possède son propre musée, la « Fondation Folon ». Celle-ci est située dans le parc du château de La Hulpe. Dans la Ferme du Château de La Hulpe, quinze salles d'exposition permettent au visiteur de découvrir plus de trois cents oeuvres de l'artiste (aquarelles, peintures, sculptures, gravures, objets, affiches et illustrations).

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