22/09/2007

OCKRENT Christine

christine_ockrent_reference

 

Christine Ockrent est une journaliste belge née à Bruxelles le 24 avril 1944. Elle fut, en France, la deuxième femme (après Hélène Vida) à présenter le journal télévisé de 20 heures

Fille de diplomate, Christine Ockrent suit les cours de l'Institut d'études politiques de Paris et en obtient le diplôme en 1965 (section relations internationales). Elle se lance dès lors dans une carrière de journaliste pour la télévision américaine. Présentatrice du journal télévisé d'Antenne 2 d'octobre 1981 à juin 1985, elle rejoint TF1 dont elle devient directrice adjointe (1987), avant de revenir sur Antenne 2 en septembre 1988 puis FR3. Elle a dirigé la rédaction de l'hebdomadaire L'Express. Elle anime, depuis 10 ans, France Europe Express sur France 3, émission qu'elle arrêtera à la fin de la saison. Elle est aussi membre du comité consultatif du think tank Centre for European Reform[1], administratrice de l'IFRI[2] et de l'International Crisis Group[3] et ancienne membre du conseil d'administration de l'Institut Aspen France et de RSF[4]. Lors du 30e anniversaire de la French-American Fondation, elle était membre du comité d'honneur[5]. Elle est également membre d'un programme de cette fondation[6]. Elle est enfin l'une des cinq journalistes avec Caroline de Camaret, Quentin Dickinson, Guillaume Klossa et Jean Quatremer à figurer au comité d'honneur du 50e anniversaire du traité de Rome.

Elle est chef de la direction d'IMSV qui lança BfmBiz.com en août 2001[7].

Christine Ockrent ©carole bellaiche corbis sygma[1]

 

France Europe Express est la seule émission du paysage audiovisuel français qui adopte une perspective délibérément franco-européenne et qui fasse intervenir des personnalités politiques, françaises et européennes, du monde professionnel, syndical et associatif.

Christine Ockrent participe une fois par semaine à l'émission On va s'gêner de Laurent Ruquier sur Europe 1.

Mariée à Bernard Kouchner, dont elle a un fils, né en 1985.

Le 23 mai 2007, elle annonce qu'elle cessera d'animer, à la fin du mois de juin, l'émission politique France Europe Express sur France 3 et qu'elle se consacrera à une autre émission politique, le dimanche soir, en seconde partie de soirée. Ce changement n'a rien à voir, selon les propos de la journaliste, avec la nomination de son compagnon Bernard Kouchner au Quai d'Orsay et s'expliquerait davantage par l'épuisement du concept de France Europe Express, l'émission ayant fêté ses 10 ans cette année, un record dans ce domaine

22:40 Écrit par Alain dans les grand Belge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

GATTI DE GAMOND Isabelle (1839-1905)

GattideGamond

 

Isabelle Gatti de Gamond née à Paris le 28 juillet 1839, morte le le 11 octobre 1905, est une spécialiste belge de l'éducation

Elle arrive très jeune à Bruxelles avec sa famille. Sa mère, inspectrice des salles d'asile, écoles primaires de filles et écoles normales d'institutrices, meurt en 1854. Dès 17 ans, Isabelle devient préceptrice en Pologne pour gagner sa vie. Elle poursuit sa formation en autodidacte, étudiant seule le grec, le latin et la philosophie.

Rentrée à Bruxelles en 1861, elle poursuit cette formation aux cours publics organisés par la Ville de Bruxelles où elle se lie avec Henri Berger et Marie Errera.

EN 1862, à 23 ans elle lance L'Éducation de la Femme, une revue où elle jette les bases d'un enseignement féminin plus développé. Deux ans plus tard, avec l'aide d'Henri Berger et l'appui financier de la Ville de Bruxelles un premier Cours d'Éducation pour jeunes filles est créé. Indépendant de toute emprise cléricale (ce qui est rare à l'époque en Belgique), ce cours dispense une formation scientifique et constitue la première véritable école communale laïque d'enseignement moyen pour filles de Belgique.

La presse catholique se déchaîne contre la fille Gatti mais l'institution n'en connaît que plus de succès. Parmi les institutrices qui fondent avec Isabelle cette pédagogie nouvelle on trouve Marie Popelin et Henriette Dachsbeck. Charles Buls contribue à la création d'une section de régentes en 1880 puis s'ouvre une section pré-universitaire en 1891.

Aussitôt retraitée, en 1899, elle s'engage sans réserve dans la vie politique où elle milite au sein du Parti ouvrier belge pour le socialisme, le rationalisme et le féminisme. Secrétaire de la Fédération nationale des femmes socialistes, son combat pour le suffrage universel est cependant désapprouvé au sein même de son parti qui craint que le vote des femmes profite essentiellement aux cléricaux.

À sa mort, en 1905, elle laisse ses biens à différentes œuvres qu'elle avait fondées. Elle est inhumée dans le cimetière du Dieweg, dans la commune d'Uccle, où une rue et un athénée portent son nom.

22:37 Écrit par Alain dans les grand Belge | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Marguerite Yourcenar

visual-full

 

Marguerite Yourcenar, de son vrai nom Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour (Bruxelles, 8 juin 1903 - Mount Desert Island, États-Unis, 17 décembre 1987) est une écrivaine française.

Elle fut la première femme élue à l'Académie française en 1980, après un soutien actif de Jean d'Ormesson, qui composera le discours de sa réception.

Née dans une maison de l'Avenue Louise d'une mère belge (Fernande de Cartier de Marchienne) qu'elle perd à la naissance (10 jours après sa naissance), Marguerite de Crayencour est élevée chez sa grand-mère paternelle (dont elle fait dans Archives du Nord un portrait à l'acide) par son père, un Français, anticonformiste et grand voyageur très cultivé. Elle vit jusqu'en 1912 à Lille et dans une propriété familiale située au Mont Noir (Nord). Elle passe la première partie de son baccalauréat à Nice, sans avoir fréquenté l'école. Son premier poème dialogué, Le Jardin des chimères, est publié à compte d'auteur en 1921 et signé Yourcenar, quasi-anagramme de son nom de famille. Elle accompagne son père dans ses voyages (Londres pendant la Première Guerre mondiale, le sud de la France, la Suisse, l'Italie où elle découvre avec lui la Villa Adrianna à Tivoli). Elle l'observe, assiste à ses amours (dont elle fera la trame de Quoi ! L'éternité). En 1928, elle écrit son premier roman, d'inspiration gidienne mais d'un style précis, froid et classique, Alexis ou Le traité du vain combat. Il s'agit d'une longue lettre d'un homme, musicien renommé, qui confesse à son épouse et son homosexualité et sa décision de la quitter dans un souci de vérité et de franchise. La "Monique" du texte n'est autre que le grand amour du père de Yourcenar, Jeanne de Reval, par ailleurs ancienne condisciple de sa mère. Après la mort de son père, en 1929 (après qu'il ait lu le premier roman de sa fille), Marguerite Yourcenar mène une vie bohême entre Paris, Lausanne, Athènes, les îles grecques, Istanbul, Bruxelles... Elle aime des femmes et tombe amoureuse d'un homme pourtant homosexuel, André Fraigneau, écrivain moyen et éditeur chez Gallimard. Suivront les Nouvelles orientales, échos de ses voyages, recueil inégal, Feux, composé de textes d'inspiration mythologique ou religieuse entrecoupés d'apophtegmes, où l'auteur triture dans tous les sens le thème du désespoir amoureux et des souffrances sentimentales, trois nouvelles qu'elle reprendra plus tard et qui donneront L'Œuvre au Noir (1968) et Un Homme obscur (1981) et Le Coup de grâce (1939), court roman d'une histoire d'amour impossible dans le cadre de la guerre polono-russe de 1920.

En 1939, son père est mort depuis dix ans, elle manque d'argent et l'Europe s'agite dangereusement. Elle part aux États-Unis pour rejoindre Grace Frick, son amie depuis 1937, avec qui elle vivra jusquà la mort de celle-ci en 1979 et s'installera à partir de 1942 sur l'île des Monts-Déserts (Mount Desert Island, dans le Maine). Elle y passera le reste de sa vie : citoyenne américaine en 1947, elle enseignera la littérature française jusqu'en 1949.

Son roman Mémoires d'Hadrien, en 1951, connaît un succès mondial et lui vaut le statut définitif d'écrivain, consacré en 1970 par son élection à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, et dix ans plus tard, par son entrée à l'Académie française. Elle indiquera plus tard avoir longtemps hésité, pour le choix de son sujet, entre l'empereur Hadrien et le mathématicien-philosophe Omar Khayyam.

Sa vie se partage entre l'écriture dans l'isolement de l'île des Monts-Déserts et de longs voyages, dont un périple autour du monde avec Jerry Wilson, son dernier compagnon. Elle meurt le 17 décembre 1987 aux États-Unis. Elle est enterrée au cimetière Brookside à Somesville (Maine).

Des romans historiques aux mémoires autobiographiques, l'œuvre de Yourcenar s'inscrit en marge du courant engagé de son époque avec ce retour à l'esthétisme et à la tradition, avec le désir d'affirmer la finalité de la Littérature : la narration. Inspirée par la sagesse orientale, la pensée de l'écrivain ne s'est jamais éloignée de l'humanisme de la Renaissance :

« Le véritable lieu de naissance est celui où l'on a porté pour la première fois un coup d'œil intelligent sur soi-même : mes premières patries ont été les livres. » (Mémoires d'Hadrien)
Une Correspondance choisie de Marguerite Yourcenar a été publiée chez Folio. On y apprend que c'est elle, végétarienne convaincue, qui a en premier attiré l'attention de Brigitte Bardot sur le sort des bébés phoques.

22:34 Écrit par Alain dans les grand Belge | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |