26/01/2008

Hôtel Solvay

 

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Hôtel Solvay

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L'Hôtel Armand Solvay est situé à Bruxelles au numéro 224 de l'avenue Louise.

La construction de la maison fut confiée à Victor Horta par Armand Solvay, le neveu d’Ernest Solvay. Le bâtiment est une des plus remarquables créations qu’Horta ait élaborée lors d’une de ses périodes les plus novatrices. Victor Horta disposait de moyens financiers suffisants et reçut carte blanche de son maître d’ouvrage.

La façade est symétrique jusqu’au moment où elle atteint le niveau situé autour de la porte fenêtre du bel-étage. Cette porte donne accès à un balcon et est flanquée de deux bow-windows. Dans la façade on peut retrouver les matériaux favoris d’Horta : le verre, le fer et la pierre naturelle.

A l’intérieur, un premier escalier, muni d'une balustrade tourbillonnante en métal doré, conduit du rez-de-chaussée au bel-étage où se trouvent les espaces de réception (salons en façade avant et salle à manger à l'arrière). Ces espaces sont séparés les uns des autres par des cloisons vitrées qui peuvent s'ouvrir pour créer un énorme espace continu sur quasiment toute la surface de la maison. Cet escalier d'apparat est surmonté d'une impressionnante verrière dont la courbure assure également une répartition optimale de l'air chaud dispensé par les bouches de chauffage situées au pied de l'escalier. Vu la présence de cette verrière, un second escalier, décalé, permet d'atteindre les étages supérieurs, où se trouvent les chambres et salles d'eau.

Une grande porte donne accès aux écuries qui se trouvent derrière le bâtiment, dans le jardin. Le rez-de chaussée comporte également les cuisines et le fumoir.

L’Hôtel particulier Armand Solvay ne fut pas la seule commande que la famille Solvay passa à Victor Horta. Les Solvay étaient de grands mécènes et passèrent des commandes à différents grands architectes de cette période (non seulement aux plus proches, Horta entre autres, mais encore à Paul Hankar, Henry Van de Velde, Gustave Serrurier-Bovy, Ernest Blerot et Paul Cauchie. Victor Horta réalisa par exemple pour la société Solvay, le pavillon pour l’Exposition Internationale Universelle de 1905

En 2000, l’hôtel particulier Solvay a été inscrit avec trois autres réalisations majeures de Horta sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

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16:08 Écrit par Alain dans les plus beau lieu | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/01/2008

Verviers

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Verviers

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Verviers (en wallon Vervî) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne, chef-lieu d'arrondissement en province de Liège, à l'extrémité est du sillon industriel. L'entité actuelle est le résultat de la fusion le 1er janvier 1977 des anciennes communes de Verviers, d'Ensival, de Heusy, de Lambermont, de Petit-Rechain et de Stembert.

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Verviers est également le centre d'une agglomération urbaine, dite agglomération verviétoise, composée des communes de Dison, de Pepinster ainsi que d'une partie du village de Polleur, comptant environ 80.000 habitants, et est par conséquent la 2e ville de la province en importance après Liège, ce qui en fait l'une des 10 villes les plus importantes de Wallonie

Elle est située à une trentaine de kilomètres de la frontière allemande et de la frontière néérlandaise, ce qui en fait le carrefour entre Liège, Aachen et Maastricht. Dans la vallée de la Vesdre, elle se trouve non loin du barrage de la Gileppe et des Hautes Fagnes. L'agglomération est bordée au nord par le Pays de Herve et au sud par l'Ardenne.

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Dans l'ancien régime elle faisait partie de la principauté de Liège, dont elle devint l'une Bonnes Villes (la 23e et dernière à obtenir ce titre), et était le chef-lieu du Marquisat de Franchimont. A l'ére industrielle (du XVIIIe au début du XXe) elle fut une centre important de production lainière connu et reconnu mondialement pour ses innovations technologique. Verviers fut d'ailleurs le point de départ de l'industrialisation de la région. Par exemple c'est dans la vallée de la Vesdre que s'établirent une famille d'industriels d'origine britannique, les Cockerill.

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Aujourd'hui, elle porte le titre de Capitale wallonne de l'eau accordé par la Région wallonne, qui en a fait son pôle de l'or bleu. Verviers est embellie de mille et une fontaines qui honorent ce titre. Et pourtant, paradoxalement, un projet de recouvrir sa rivière est en cours.

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Le nom de Verviers pourrait provenir de l'anthroponyme Virovius, qui aurait donné le toponyme Viroviacus. L'élément "-viers" se retrouve dans 3 communes du nord de la France: Louviers et Reviers (Normandie), ainsi que Laviers (Picardie). Il pourrait procéder de l'élément celtique ? ver/var hydronyme assez commun, cf. les rivières de la Vire et du Var. On le rencontre aussi dans le dérivé Varenne, commun lui aussi (A ne pas confondre avec varenne, forme locale (Normandie) de warenne, en français garenne, et qui procède du germanique warinna).

Des étymologies fantaisistes sont courantes, la plus persistante d'entre elles étant "Vert et vieux", qualités désignant le chêne qui aurait ombragé Verviers, et dont les branches figurent sur les armoiries de la ville. Sur le linteau d’une porte de l’ancienne Grand'Poste on peut lire un laconique « Verre vieux ». André Blavier a quant à lui imaginé une étymologie beaucoup plus élaborée en même temps que plus laborieuse : « Verviers. De « verve ». Lieu d’inspiration, où exercer sa verve. « Votre verve me ragit », lui confessa certaine comtesse (« ragir » est une forme dialectale de « rager » et « agir », faire enrager par des agaceries) ; à quoi le défenseur et préfacier de L’École verviétoise put répondre : « J’aime quand ma verve joue ravie. » 

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05/12/2007

Marché de Noël

Bruxelles

Plaisirs d’Hiver transforme Bruxelles par des décorations, un marché de Noël, une grande roue, une patinoire… Touristes et Belges s’y retrouvent dans un même élan de fête.

Oh look darling !”… Darling en question regarde: ce sont les savons au lait de chèvre du Québec qui ont attiré l’attention de son épouse. La jeune vendeuse qui discute avec un magnifique accent de là-bas s’approche. Autour de la Bourse, dans les allées du marché de Noël, les promeneurs flânent, réjouis, on parle allemand autour des poupées russes, flamand devant les santons provençaux, français en dégustant des gateaux orientaux… Dans l’air, les odeurs aussi se mélangent et s’entrecroisent : le beignet répond à la bratwurst, la crêpe est géante et embaume; le vin chaud est espagnol et fleure bon les épices.

Le froid est oublié
La Grand-Place s’est faite contemporaine cette année avec ses boules géantes translucides ou argentées. Derrière le sapin géant, la grande crèche traditionnelle est presque étonnante dans cet univers design. Pourtant… la tradition n’est pas tout à fait respectée puisque l’Enfant Jésus repose déjà sur son petit lit de paille. Sur la façade de l’Hôtel de Ville, à partir de 18h débutent les Nuits Electrabel. Comme l’année dernière, l’électricien a décidé de se joindre à la Ville de Bruxelles pour orchestrer un spectacle son et lumière. La projection orne donc le bâtiment classé de 32 tableaux représentant sept pays. Yann Tiersen, les Beatles, Charles Trénet, Vivaldi ou encore Louis Armstrong accompagnent les images. Le froid est oublié, tout le monde s’en met plein les yeux pendant 20 minutes. Toutes les demi-heures jusqu’àminuit, ce spectacle illumine la Grand-Place. Et peut-être le bourgmestre dans son bureau!

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La grandeur de Bruxelles
Cela ne dérangerait certainement pas Freddy Thielemans tant il est satisfait du succès de Plaisirs d’Hiver. “Le Bureau des grands événements fait bien son travail. L’année dernière, il y a eu plus de 2,4 millions de visiteurs qui ont participé à Plaisirs d’Hiver. On en entend parler en France, en Angleterre, en Hollande et grâce au relais des Tour-Operators, cet événement a une influence sur le tourisme en provenance des Etats-Unis, d’Allemagne, de Suisse !”, s’est-il enthousiasmé avant de souligner “De mauvaises langues nous avaient prédit un échec. Or, c’est Bruxelles dans toute sa grandeur qui se déploie ici !” Ce qui a fait tout de suite le succès de Plaisirs d’Hiver dont c’est, cette année, la quatrième édition, c’est déjà une volonté politique d’installer Bruxelles comme une capitale de l’Europe qui a créé sa propre tradition en matière de fêtes de fin d’année. Strasbourg, Berlin, Hambourg ont un savoir-faire bien établi en ce qui concerne les marchés de Noël. Bruxelles n’est plus en reste. En 2003, les fameux Tour-Operators qui vendent Bruxelles partout l’avaient élu “Marché de Noël le plus original d’Europe” “Cette année, il y a environ 220 chalets qui recèlent des expériences très différentes : nourriture, cadeaux, bien-être… Cela fait de ce marché le plus grand de Noël”, souligne ainsi Henri Simons, premier échevin.

Tartiflette et mojito
Mais les Plaisirs d’Hiver attirent aussi parce que l’événement offre des attractions qui parlent aussi bien aux touristes qu’aux Belges et aux Bruxellois qui découvrent alors leur ville avec les yeux de l’hiver. La place Sainte-Catherine est ainsi devenue un petit village lapon: schnaps finlandais, peaux de renne, ravier de spécialités culinaires du grand Nord attisent la curiosité… C’est que le pays invité d’honneur cette année est la Laponie et la région d’Oulu qui abrite Rovaniemi, la ville du Père Noël. Si l’on préfère le savoyard, rendez- vous est pris place Sainte-Catherine : la tartiflette appelle tous ceux qui ont un petit creux, à moins qu’un verre de mojito ne les tente plus ? En tout cas, mieux vaut prendre des forces avant la patinoire au Marché aux Poissons. L’année dernière, elle avait attiré 45 000 personnes ! Alors que là-bas, la grande roue tourne doucement, clôturant géographiquement ces Plaisirs bruxellois hivernaux.  E.W.

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PLAISIRS ET JEUX D'HIVER
Le Bois de la Cambre brûle et la place Sainte-Catherine scintille de mille feux… Bruxelles, ville de contradictions qui, au Sud, pleure sa discothèque branchée partie en fumée et qui, au centre, réunit le plus grand marché de Noël d’Europe dans une cohue indescriptible. Les étals des poissonniers dansent sur la glace avec la tartiflette digérée à coup de glühwein, les cuberdons de jadis rivalisent avec les manèges d’antan dans les yeux émerveillés des enfants, la Tour Noire est envahie par un bien curieux dragon des îles, l’accent bruxellois du cru résonne dans le coeur des invités lapons conquis par tant de mélanges et de spontanéité bon enfant… A quelques encablures de là, histoire de recadrer ses ambitions et de ne pas se confiner au “panem et circenses”, Bruxelles l’Européenne, dans les bras de Saint-Michel, du haut de sa tour, veille sur le fier sapin ardennais, aux sons et lumières colorés et aux bulles savamment décorées, toutes empreintes de légèreté. Même pour ses cohortes de visiteurs, la gothique inspire poésie, recueillement et spectacle enchanteur, aux pieds de sa crèche grandeur nature et moutons de la meilleure laine, au point de coiffer Sainte Catherine la bousculée dans la féerie de Noël… Sanctifié, le visiteur s’en retourne en formant le voeu de revenir l’an prochain au coeur de cette ville bigarrée, son centre ville réapproprié, en implorant sainte Gudule d’éclairer nos décideurs à marcher tous ensemble vers un grand piétonnier. Joyeux Noël !
B.P.


ELODIE WEYMEELS

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12:40 Écrit par Alain dans les plus beau lieu | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bruxelles, noel |  Facebook |