25/10/2007

Le Square du PETIT SABLON

Le Square du PETIT SABLON

tou433b

 Le Square du Petit-Sablon est situé rue de la Régence, une artère qui fut percée en 1827 depuis la

Place Royale jusqu’à l’Eglise N.D. des Victoires et en 1872 jusqu’au Palais de Justice. Il est proche du Conservatoire Royale de Musique construit en 1876 sur l’emplacement de l’hôtel de Tours et Taxis, ainsi que des Palais et Parc d’Egmont.

Le site du Petit-Sablon a été, de 1289 à 1706, un cimetière dépendant de l’hôpital Saint-Jean. La place fut ensuite pavée. C’est dans les années 1880 que Charles Buls, bourgmestre de Bruxelles, a décidé d’embellir le quartier et de faire transformer la place en un séduisant jardin dessiné par Henri Beyaert.

Le Square du Petit-Sablon est symétrique et chargé de symboles, y compris dans son ornementation végétale : les neufs massifs de buis taillé qui agrémentent les pelouses, symbolisent les neuf provinces belges de l’époque.

Mais ce sont surtout les monuments et les sculptures qui rendent le Square extrêmement intéressant.

Tout d’abord, les 48  statuettes en bronze qui surmontent les colonnes gothiques de la  clôture en fer forgé et dont chacune représente une vieille corporation professionnelle avec les détails et les accessoires qui caractérisent chacune d’elles. 

Elles sont l’œuvre des meilleurs sculpteurs belges du XIXe siècle :

Petit%201

Vers le fond du jardin, au-delà d’un bassin circulaire, sur une petite hauteur, on découvre un important ensemble sculptural constitué d’un monument et de dix grandes statues.

 Le monument représente les Comtes d’Egmont et de Hornes qui furent exécutés sur l’échafaud le 5 juin 1568 en raison de leur farouche résistance à la tyrannie espagnole qui sévissait dans nos provinces. Ce monument dû au ciseau de Ch. A Fraikin (1864) avait d’abord été érigé sur la Grand’Place, devant la Maison du Roi, à l’emplacement même où l’exécution avait eu lieu.

20030321belgium0160
 

 Le monument a été transporté au Petit Sablon en 1879. Il représente les deux hommes qui marchent au supplice. Le Comte d’Egmont a l’allure énergique, son chapeau sur la tête. Le Comte de Hornes tient sa toque dans une main et pose l’autre main sur l’épaule de son ami.
Le socle est orné de deux lansquenets et des armoiries de deux seigneurs. Il porte l’inscription suivante : " Aux Comtes d’Egmont et de Hornes, condamnés par sentence inique du duc d’Albe et décapités à Bruxelles le 5 juin 1568 "
Ce monument est entouré par dix statues de belle taille, disposées en hémicycle, chacune logée dans une niche de lierre grimpant. Elles représentent des personnalités importantes qui s’illustrèrent dans nos contrées au cours du XVI siècle :

I.  Philippe de Marnix de Sainte-Aldegonde (1538-1598). Diplomate, écrivain et philosophe, il se fit l’apôtre de la liberté de pensée. Mais il fut aussi un homme de guerre qui défendit avec une extraordinaire ténacité la ville d’Anvers investie par Alexandre Farnère (Paul De Vigne).

egm-deh1
 

 II. Louis Van Bodeghem (1470-1540), un des architectes de la Maison du Roi. Il est représenté tenant d’une main le plan de l’église de Brou en Savoie dont il avait dressé les plans et de l’autre les instruments de sa profession. (Jean Cuypers). III. Henri de Bréderode (1531-1568). Il fut un des inspirateurs du Compromis des Nobles et c’est lui qui remit à Marguerite de Parme la requête des confédérés. Il fit adopter le nom de " gueux " par ses pairs. Voilà pourquoi l’artiste a attaché à l’épaule du personnage l’écuelle et la besace, signes des gueux, qui avaient pour devise " Fidèles au roi jusqu à porter la besace " (A-J. Van Rasbourgh). 

IV. Corneille De Vriendt dit Floris (1518-1578). Sculpteur et architecte, il réalisa pour l’église de Léau (Zout-Leeuw) un splendide tabernacle en pierre, haut de 15 mètres, une des plus belles œuvres de la Renaissance du XVIème. On lui doit aussi le magnifique Hôtel de Ville d’Anvers, la Maison hanséatique dans cette ville et le jubé de la Cathédrale de Tournai (Jules Pécher). 

MercatorStatueBruessel_klein

 V. Rombaud Dodonée (1518-1585). Il fut le plus illustre botaniste de notre pays, il était aussi médecin et professa à l’Université de Leyde. Il écrivit l’Histoire des Plantes et publia le fameux herbier Cruydeboeck, dédié à Marie de Hongrie, dans lequel il s’attache avant tout à classer les plantes selon leurs propriétés, leurs usages et leur formes, et non plus par ordre alphabétique (Alph. De Tombay).VI. Gérard Mercator (1512-1594). De son vrai nom De Cremer, il fut un géographe, cosmographe et mathématicien réputé. Il a donné son nom à un système de projection utilisé dans les cartes géographiques. Il fut le premier à employer le nom " Amérique " sur une carte de 1541. Le personnage tient une mappemonde et un instrument de précision (Louis Van Biesbroeck).       VII. Jean de Locquenghien (1518-1574). Bourgmestre de la Ville de Bruxelles, il prit une part active à la construction du canal de Willebroeck (Godefroid Van de Kerckhove). VIII. Bernard Van Orley (1491-1542). Peintre talentueux qui fut influencé notamment par Michel-Ange et Raphäel. Il travailla beaucoup pour les tapissiers bruxellois (Julien Dillens).  IX. Abraham Ortelius (1527-1598). Célèbre géographe, ami de Mercator, il publia le premier atlas de géographie du monde, Theatrum Orbis Terrarum, qui connut vingt-quatre éditions en vingt-huits ans (Jef Lambeaux). X. Guillaume de Nassau, surnommé le Taciturne (1533-1584) fut le principal acteur de la révolution contre l’Espagne. Il souleva le pays contre Philippe II et fonda la république des Provinces Unies. Sa tête ayant été mise à prix par le roi d’Espagne, il fut assassiné le 10 juillet 1584, par Balthazar Gérard. Le personnage, dont les traits accusent l’énergie et la ténacité, est représenté tenant de la main droite le bâton de commandement, la main gauche appuyé sur l’épée (Charles Van der Stappen).  Lors de l’inauguration du Square, le 20 juillet 1890, le bourgmestre Charles Buls a célébré avec éloquence l’œuvre de libération intellectuelle, religieuse et politique réalisée par les hommes représentés, en un cercle d’honneur, par les statues qui entourent les héros que sont les comtes d’Egmont et de Hornes.Ces statues vont être rénovées en 1997 grâce à l’intervention de la " Fondation Cornelis Floris ".A l’angle de la Place du Petit sablon et de la rue aux laines, se trouve une maison ancienne qui fut longtemps une auberge où se réunissaient des écrivains et des artistes et où Jean Cocteau (1889-1963), lorsqu’il était de passage à Bruxelles, aimait s’attarder.De l’autre côté de la rue aux Laines, s’étend le vaste ensemble du Palais d’Egmont dont la princesse de Gavre fit commencer la construction au milieu du XVI siècle. Ce palais est prolongé par un parc qui débouche sur le boulevard de Waterloo, à proximité de la Porte de Namur.En face du Square du Petit Sablon, au-delà de la belle église de style gothique flamboyant, se situe la Place du Grand Sablon qui est devenue un centre animé, avec des boutiques d’antiquaires, des galeries d’art, des magasins de mode, des restaurants et des bistrots. Au cours des week-ends, un marché d’antiquités et de brocante s’y tient sous tentes.De là, les rues en pente douce conduisent à la Grand’ Place.                                   

Petit%201

dyn006_original_72_54_gif_2521705_1641a1c3b13868375fca4bfabf2bcb04

16:55 Écrit par Alain dans les plus beau lieu | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bruxelles, sablon, belgique |  Facebook |

22/10/2007

Les galeries royales Saint-Hubert

galeries royales Saint-Hubert

800px-Galeries_Royales_Saint-Hubert

En 1845, la Société des Galeries St-Hubert et de leurs embranchements s'était constituée pour la création  d'un passage couvert entre le Marché aux Herbes et la rue de l'Ecuyer. La Maison des Orfèvres fut démolie et le roi posa la première pierre le 6 mai 1846.  L'année suivante, le passage de 213 m se trouvait déjà achevé et fut inauguré, le 20 juin 1847 par le roi Léopold Ier et ses deux fils.

450px-Galerie_des_Princes_01
 

C'est l''architecte hollandais Jean-Pierre Cluysenaer (1811-1880) qui en dressa les plans et Joseph Jaquet en réalisa la décoration.  Une plaque rappelant la construction des Galeries est placée à l'angle de la rue des Bouchers et de la Galerie du Roi, en 1897, à l'occasion du cinquantième anniversaire de leur fondation.

La façade, d'inspiration classique, est ornée de pilastres superposés répondant aux trois ordres.  Dans les niches se trouvent des statues, Flore, Pomone, le Commerce et l'Industrie.  Des bas-reliefs rehaussent le plat de la façade.  Au milieu une tête de Mercure entourée de deux fleuves. La devise Omnibus omnia a été empruntée à l'ancienne Maison des Orfèvres.

450px-Galeries_Royales_St_Hubert_Nr_2
 

allégoriques représentant Flore, Pomone, le Commerce et l’Industrie

Les Galeries Saint-Hubert, les premières qui furent construites en Europe, sont bordées de 54 magasins et extrêmement animées, vu la présence très discrète d'une centaine d'appartements privés (oui, on habite encore dans les Galeries !)
Des bustes et des statues décorent l'intérieur.  Les statues sont des répliques de celles qui se trouvent à l'extérieur. Toutefois, près de l'horloge, on a des statues allégoriques représentant la Belgique, le Brabant et la Ville de Bruxelles.

450px-Galeries_Royales_St_Hubert_Nr_1
 

Dans les Galeries se trouvent le Théàtre royal des Galeries et le Théâtre du Vaudeville.  Le premier s'ouvrit en 1847. On y représenta tout d'abord le drame romantique et le mélodrame, ensuite l'opérette. 

Le Théâtre du Vaudeville succéda sous ce nom, en 1887, au Casino, fondé en 1852, sur l'emplacement d'un petit marché aux fleurs, par le comte de Juvisy, un Français proscrit après le coup d'État.  Ce fut au début un café-chantant et dans la suite, on y joua le vaudeville, l'opérette et l'intermède. En 1973, il fut même transformé en boîte de nuit !

Les Galeries furent pendant longtemps le siège de l'Association Libérale et du Cercle artistique et littéraire, où Deschanel, Challemel-Laccur, Madier de Montjau et Bancel donnèrent, après le coup d'État de 1851, leurs premières conférences dont Victor Hugo fut l'un des auditeurs les plus assidus.

450px-Galeries_Royales_St_Hubert_Nr_3
 

Les familles dirigeantes de la Société originale ont pu, à travers les siècles, préserver l'aura esthétique du bâtiment qui ne sera finalement classé par la Région de Bruxelles-Capitale qu'en 1986, en  évitant certaines dérives de l'urbanisme bruxellois !

Ce souci d'authenticité n'empêcha pas les responsables concernés de faire évoluer l'espace tout au long de son histoire; avant la seconde guerre mondiale, le cinéma des Galeries vit le jour et en 1950, le théâtre des Galeries fut transformé avec le concours de René Magritte.  Dans les années 60, les façades intérieures furent repeintes dans différents tons grisés. Il importe aussi de mettre en exergue les innombrables réalisations des locataires contribuant à valoriser le bâtiment.

En 1993, on décida de lancer la première grande rénovation globale depuis 1847 en concertation avec la Commission royale des Monuments et des Sites; avec le concours des meilleurs architectes (entre autres Michel Verliefden (bureau A2RC) et un budget estimé à 17,5 millions d'euiros.  La première phase du programme visa à restaurer les grandes verrières et à rénover les façades intérieures afin de rétablir la « qualité spatiale et lumineuse des galeries . Les travaux furent achevés en 1997 pour leur 150ème anniversaire 

La deuxième phase cdincida avec la rénovation du théâtre du Vaudeville, dernier vestige, avec la Monnaie des théâtres bruxellois du XIXème siècle. En métamorphosant les sous-sols, on a créé le 20 juin 2003 une quatrième galerie, après la Galerie du Roi, la Galerie de la Reine et la Galerie des Princes.

Une troisième phase est encore à venir: il s'agira principalement de s'atteler aux façades extérieures, au péristyle, à la Galerie des Princes et au théâtre des Galeries. Précisons qu'il conviendra également de pérenniser l'avenir du cinéma Arenberg !

brussel4

dyn006_original_72_54_gif_2521705_1641a1c3b13868375fca4bfabf2bcb04

16:39 Écrit par Alain dans les plus beau lieu | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : bruxelles, belgique |  Facebook |

17/10/2007

Ostende

Ostende

La Gare d'Ostende

gare station

 Ostende (en néerlandais Oostende) est une ville et commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande dans la province de Flandre occidentale.

Au début, il y avait une île (Testerep) devant la côte flamande, et Ostende en était le village le plus oriental (Oost signifie est en néerlandais ; ende est une ancienne forme de einde, extrémité, fin). À l'autre extrémité, il y avait Westende. Entre les deux villages, il y avait Middelkerke ("middel" signifie "milieu" en néerlandais et "kerk" signifie "église", soit "église au milieu" des deux villages).
Ostende est une ville portuaire et cosmopolite. Elle est surnommée la « reine des plages » ou la « ville la plus britannique » par les Anglais.

184721753_b91d862e13

0004015aa

Histoire:

  • En 1445, Philippe le Bon permit la construction du port à Ostende.
  • En 1722, Charles VI y fonda la « Compagnie d’Ostende ». Celle-ci se spécialisa dans l’importation d’épices et de denrées rares venant d’Extrême-Orient.
  • En 1850, la station balnéaire est le lieu privilégié où l'aristocratie européenne se réunit.
  • Ostende est la résidence d'été du roi Léopold II. Le roi a d'ailleurs fait beaucoup pour la ville.
  • En 1905, à Ostende, d’importants travaux sont entrepris dont l’église St Pierre et Paul, le théâtre, le bâtiment de la Poste, le pont Comte de Smet de Naeyer et les Galeries royales.

19355_weekend_01
 

43_doss_pict

Voire aussi:

Le Mercator est un trois-mâts. Il fut un navire-école. Ce navire a notamment ramené le corps du Père Damien.
Aujourd'hui, le Mercator, conservé dans son état d'origine, est un musée nautique qui abrite une série d’objets exotiques rapportés des croisières.

dyn006_original_72_54_gif_2521705_1641a1c3b13868375fca4bfabf2bcb04