12/10/2007

Namur

Namur

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Namur (en néerlandais Namen, en wallon Nameur) est une ville francophone de Belgique, capitale de la Région wallonne, chef-lieu de la province de Namur.

Elle est depuis 1559 le siège de l'évêché de Namur.

Sur le site du Grognon, au confluent de la Sambre et de la Meuse, se trouve le Parlement wallon, qui siège dans l'ancien hospice Saint-Gilles rénové. L'Élysette, qui abrite la présidence du Gouvernement wallon, lui fait face de l'autre côté du fleuve.

Sur les hauteurs de sa citadelle, fortifiée au XVIIe siècle successivement par Coehoorn et par Vauban, architecte du roi de France Louis XIV, est organisée depuis 1947 une épreuve de motocross, qui compte pour le championnat mondial. En 2006, le Belge Stefan Everts était sacré champion du monde pour la dixième fois sur ce circuit, que l'on compare à celui de Monaco pour la F1.

A l'initiative de l'ASBL Folknam, la saison touristique est ouverte, chaque troisième samedi d'avril, par la "Journée du folklore" qui voit se tenir, en matinée sur la place d'Armes (centre ville) un rassemblement des groupes et confréries locales, lesquelles s'ébrouent l'après midi, en un vaste cortège à travers la ville, pour terminer leur agapées en un rondeau final sur ladite place.

En septembre, Namur vibre aussi au rythme des Fêtes de Wallonie. Début du mois d'abord, la Société Royale Moncrabeau plus communément appelée "Les Quarante molons", organise sur la place du Théâtre, un concours de mensonges. Les "menteries" sont proposées en wallon par les candidats au titre annuel de "roi des menteurs". Le troisième we. ensuite, les rues de la ville sont envahies par la liesse populaire. La bière et le peket y coulent à flot. On y organise de nombreuses manifestations culturelles, expositions, concerts et récitals. On y entend souvent Li Bia Bouquet (chant officiel de la Ville depuis 1856) et Viv Nameur po tot, chant de ralliement des Namurois.

Septembre se termine par le F.I.F.F. Festival International du Film Francophone, et ce depuis 1989.

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Namur est, par ailleurs, capitale européenne du chant choral et de l'Aquarelle.

Namur est également une ville touristique, historique et universitaire qui abrite les Facultés universitaires Notre-Dame de la Paix dont on peut donner comme exemple de travaux : ceux concernant les nanotubes et la peau en culture. Les hautes écoles (enseignement supérieur non universitaire) y sont aussi très présentes : Haute École Albert-Jacquard, HE provinciale, IESN et HENAC.

Cela ajoute aussi à son charme de joindre le folklore estudiantin à un cadre de vie calme et tranquille.

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Située au confluent de la Sambre et de la Meuse (deux voies navigables), Namur est la capitale de la Région wallonne, chef-lieu de la province de Namur et également capitale européenne de l'aquarelle. Elle est située à environ de 61 km au sud-est de Bruxelles et se trouve aux confins des régions de la Hesbaye, du Condroz et de l'Entre-Sambre-et-Meuse.

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Voies de communication

La situation de Namur peut être qualifiée de stratégique:

1) Elle est située au croisement de deux voies navigables.

a) La Sambre qui arrive du Hainaut et qui est reliée au bassin de l’Escaut via le canal du Centre, le plan incliné de Ronquières et l’ascenseur de Strépy-Thieu que des travaux en territoire français relieront au bassin de la Seine. Elle décrit un axe ouest/est. Elle se jette dans la Meuse à Namur au lieu-dit le Grognon, ainsi nommé en raison de l’établissement, jadis, d’un poste de perception d’un impôt de passage pour les chalands

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Histoire:

962 : Namucho - XIIe siècle : Namuco De son nom orignel celte de Sedroch, Namur tirerait son nom du dieu gaulois NAM. Pendant la christianisation de la Gaule, Saint Materne aurait annulé ce culte et rendu NAM muet, nam mutus, d'où le nom donné au lieu, Namur. Plus réaliste, l'origine serait la propriété (suffixe celtique -uco) de Namo, anthroponyme gaulois.

Célèbre pour sa citadelle, Namur est également une ville historique dont la fondation remonte à la conquête romaine.

Comme toutes les villes du Moyen Age, elle se développa ensuite à l'abri de solides murailles. La ville connut ainsi, au rythme de l'accroissement de sa population quatre enceintes successives. Les fortifications se développent dès la fin du XVe siècle à partir du château comtal.

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À partir des XVIe et XVIIe siècles, l'importance de la fonction militaire de Namur s'accroit en raison de sa position stratégique au confluent de deux voies d'eau importantes. Son système défensifs qui est amélioré par Menno van Coehoorn et est encore perfectionné par Vauban en fait la place forte la plus importante des Pays-Bas méridionaux et l'une des 10 places fortes les plus convoitées d'Europe[2].

Au XVIIe siècle, une enceinte bastionnée double les vieux remparts de la ville. Namur est alors une véritable forteresse. Au cours de la guerre de la ligue d'Augsbourg elle subit deux sièges successifs. Prise une première fois par les français commandé par le maréchal de Luxembourg assisté par Vauban et en présence de Louis XIV, en 1692 elle est reprise trois ans plus tard par les alliés commandés par Guillaume d'Orange, roi d'Angleterre, et Maximilien-Emmanuel de Bavière, gouverneur des Pays-Bas espagnols. De nombreux quartiers ainsi que des monuments anciens furent détruits ou incendiés lors des sièges. La fin des guerres de Louis XIV éloigne Namur des champs de bataille... La ville va dès lors s'attaquer à une reconstruction intensive qui lui donnera sa physionomie actuelle : maisons bourgeoises, églises, hôtels de maître ont été construits dans un style sobre et lumineux qui allie la brique et la pierre de taille.

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Namur a été la préfecture du département français de Sambre-et-Meuse à partir de 1795 jusqu'à la fin du Premier Empire.

Les conflits européens épargnent Namur tout au long du XIXe siècle mais sa position stratégique sur la route des invasions lui vaut d'être à nouveau une cible de choix lors des deux guerres mondiales.

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Son choix (remontant à 1912) comme capitale de cette même Région wallonne l'a aujourd'hui replacée sous les feux de l'actualité, avec son originalité et ses richesses historiques et artistiques, dans un rôle digne de sa longue histoire. En 1967, Namur accueille le 3e festival Europa Cantat, qu'elle retrouvera pour sa huitième édition en 1982, devenant la première cité à accueillir par deux fois ce festival (rejointe en 2000 par Nevers).

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Élysette.

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L’Élysette est le siège du Gouvernement wallon. Ce surnom lui a été donné à l'époque de la présidence de Guy Spitaels, qui entretenait de bonnes relations avec l'Élysée.

Ce bâtiment, qui abrite les bureaux du Ministre-président wallon, est sur la rive droite de la Meuse à Jambes, dans la ville de Namur, capitale de la Région wallonne.

Il fait face au Parlement wallon. Celui-ci est situé sur la rive gauche du fleuve, à proximité du Grognon (confluent de la Meuse et de la Sambre).

Décoration:

L’intérieur est orné de peintures de Pierre Paulus.

Dans les jardins, côté Meuse, se trouve une statue de Jean-Michel Folon, « Quelqu'un  ».

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15:06 Écrit par Alain dans les plus beau lieu | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : namur, belgique, lysette |  Facebook |

11/10/2007

Musées d’Extrême-Orient de Bruxelles

 Musées d’Extrême-Orient de Bruxelles

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Les Musées d’Extrême-Orient de Bruxelles situés à Laeken (Bruxelles-ville) font partie des Musées royaux d'art et d'histoire.
Ils sont composés de trois édifices surprenants dans le paysage bruxellois : la Tour Japonaise, le Pavillon Chinois et le Musée d’Art japonais, véritables curiosités architecturales significatives de la fascination des Européens du début du XXe siècle pour la Chine et le Japon dont certains éléments artistiques auront une forte influence exprimée notamment par l’Art nouveau.

Ces constructions, mélange de techniques locales et d’éléments importés, érigées en lisière du domaine royal de Laeken, font partie de réalisations suscitées par le roi Léopold II, qui avait le projet de construire toute une avenue bordée de monuments représentants les différents styles exotiques.

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La Tour Japonaise faisait partie de l’exposition universelle de Paris de 1900, elle fut rachetée par le roi et reconstruite à Bruxelles. Entièrement faite de bois, de quarante mètre de hauteur, elle comporte cinq étages. Certains éléments ornementaux proviennent de Yokohama et le porche de Tōkyō. Elle a été inaugurée en 1905.

Le Pavillon chinois, construit quelques années plus tard pour devenir un restaurant de luxe (ce qu’il ne sera jamais), reçoit des décorations intérieures qui, ainsi que le kiosque, dans un souci d’authenticité, sont exécutés à Shanghai.

Les deux bâtiments devenus propriété de l’État en 1921 présentent aujourd’hui des collections de porcelaines décoratives réalisées pour l’exportation vers l’Europe et provenant du Japon du milieu du XVIIe siècle au milieu du XVIIIe siècle et de Chine de la seconde moitié du XIXe siècle au début du XXe siècle.

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Le Musée d’Art japonais, inauguré en mars 2006 est installé dans la dépendance du pavillon chinois destiné à l’origine à servir d’écurie. Les collections, centrées sur l’époque d’Edo (1600-1868) sont présentées en alternance et témoignent de la maîtrise atteinte par les japonais dans les arts du métal, de la laque, de la peinture, de la xylographie, du textile, de la céramique et de la sculpture.

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11:22 Écrit par Alain dans les plus beau lieu | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

09/10/2007

Bruges

Bruges

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Bruges (en néerlandais  Brugge, en alleman Brügge) est une ville et commune néerlandophone de Belgique située en Région flamande, chef-lieu et plus grande ville de la province de Flandre-Occidentale.

Elle est membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial, depuis l'an 2000. Elle fut également la capitale européenne de la culture en 2002, en même temps que la ville espagnole de Salamanque.

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Elle est appelée «Venise du Nord» car elle possède de nombreux canaux qui encerclent ou traversent la ville. On trouve encore des restes de forteresse (ainsi que des moulins) à côté des canaux entourant la centre ville.

Bruges a encore un port important.

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Historique de la ville:

Le nom de Bruges vient du norvégien ancien "Bryggja", signifiant "quai" ou "port".

Bruges apparaît au Moyen Âge en tant que place fortifiée située le long d'un cours d'eau qui était le Zwin. Baudouin, vassal du roi carolingien Charles le Chauve, y habitait avec Judith, la fille de celui-ci qu'il avait enlevée. Pour pallier de nouvelles querelles, le roi avait envoyé son vassal Baudouin au pays flamand, où une population peu nombreuse craignait les invasions normandes.

Baudouin devient le fondateur du comté de Flandre et étend son domaine de la région côtière juqu'à l'Escaut et l'Artois. Nous trouvons le nom de Bruges pour la première fois vers 875 sur une pièce de monnaie ; ce nom viendrait vraisemblablement de l'ancien norvégien Bryggia, signifiant "débarcadère", et qui était la dénomination du lieu au temps des Vikings.

Bruges n'est au IXe siècle qu'un rempart avec château et chapelle sur la place où s'élève à présent le Burg. Au Burg s'ajoutent un marché, une cour de justice et quelques routes qui mènent à la côte ou à l'intérieur du pays. Des navires viennent y accoster. Ils pénètrent dans l'embouchure du Zwin entre les bancs de sable et la côte flamande. Ainsi Bruges se développe également comme centre commercial.

Bruges est mentionné par écrit sur document racontant le transfert d'un crucifix en or vers Bruges, peut être par peur des invasions normandes et laissant donc penser que Bruges est une ville plus sure, ce qui laisse supposé des fortifications et une garnison.

Dans les années 900, le Burg est devenu un port. La retraite du comte n'est plus attaquée par les Normands, mais elle est visitée par des artisans et des commerçants. Elle obtient le statut de ville en 1128. Elle construit à l'époque des murs et des canaux.

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En l'an 1134,  un raz-de-marée ouvre un chenal jusqu’à la baie du Zwin, de sorte que la ville a désormais un accès direct à la mer du Nord. La ville peut ainsi participer au commerce international qui relie l'Angleterre, productrice de laine, la Gascogne, productrice de vin, et les producteurs de textiles de Flandre. Le bras de mer passe près de la ville de Damme, qui va devenir un avant-poste commercial de Bruges.

En 1200, la ville obtient le droit d'organiser un marché annuel. Les marchands du Rhin viennent rapidement jusqu’à Bruges, puis c'est au tour des marchands hanséatiques, venus de Lübeck et Hambourg. En 1253, la Hanse y obtient des privilèges et Bruges devient l'un des trois comptoirs hanséatiques en mer du Nord, avec Londres et Bergen.

Dès la fin du XIIIe siècle et le début du XIVe siècle, des marchands de Gênes, de Venise, de Florence, de Castille, du Portugal ou d'Écosse comptent parmi les visiteurs réguliers de la ville. L'arrivée du premier marchand génois en 1277 permet non seulement le début du commerce des épices avec le Levant, mais également un perfectionnement des techniques bancaires et financières dans la ville.

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En 1302, lors des fameuses matines brugeoises, la population de la ville se révolte contre l'occupation française, assassine la garnison en mai et se rallie aux comtes de Flandre. Deux mois plus tard, la ville prend part à la victoire flamande de la bataille des éperons d'or, contre le Roi de France.

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En 1309, une bourse est créée et la ville devient le marché financier le plus sophistiqué des Pays-Bas durant le XIVe siècle. Les marchands vénitiens arrivent dans la ville en 1314. Au XIVe et XIVe siècles des marchands de Lucques comme Dino Rapondi ou Les Époux Arnolfini s'y installent. La population de la ville passe de 35.000 habitants en 1340 à près de 100.000 en 1500.

L'âge d'or de la ville entre le XIIe siècle et le XVe siècle est donc dû à un commerce florissant axé principalement sur la draperie. À cette époque, Bruges est une véritable plaque tournante du commerce européen. Le commerce s'établit avec Londres, le nord de l'Europe, et les grands ports d'Italie, Gênes et Venise.

Au XVe siècle, la ville est sous la tutelle des ducs de Bourgogne, qui amenèrent la ville à un haut degré de développement économique, architectural et culturel. À la fin du Moyen Âge, Bruges est la ville la plus riche d'Europe du Nord.

Époque moderne:

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À la fin du XVe siècle, la baie du Zwin s'ensable progressivement et la laison directe entre la ville et la mer est rompue. La Cour de Bourgogne quitte Bruges et l'empereur Maximilien Ier restreint les droits de la ville. Anvers devient la ville dominante des Flandres. La ville s'appauvrit et passe sous domination espagnole.

La sécession des Pays-Bas espagnols, en 1584, mène au déclin final de la ville. En 1600, Bruges n'est plus qu'une ville de province. Durant le XVIIe siècle, diverses initiatives sont prises pour renouer avec le passé, les installations portuaires sont modernisées, mais sans beaucoup de succès.

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Aujourd'hui Bruges possède de nombreux musées, lieux touristiques comme le Beffroi, un nouveau port moderne et important (Zeebruges), mais encore deux clubs de football : Le FC Bruges et le Cercle Bruges KSV évoluant dans le stade Jan Breydel.

14:43 Écrit par Alain dans les plus beau lieu | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : bruges |  Facebook |