21/09/2007

Les prix nobel Belge N° 6 1938 Prix Prix Nobel de physiologie ou médecine. Heymans

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Corneille Jean François Heymans

Corneille Jean François Heymans (1892-1968). Toxicologue et pharmacologue, il amasse une foule de connaissances nouvelles dans ce domaine, en pleine élucidtion à cette époque, au carrefour de la chimie et de la physiologie : les barorécepteurs (cellules sensibles à la pression artérielles), les chimiorécepteurs (cellules spécialisées dans la réception de certaines substances chimiques messagers, l'hypertension d'origine nerveuse, des substances antagonistes de la nicotine, des drogues curarisantes (c'est-à-dire à effet paralysant à l'instar du curare), et bien d'autre.

Mais ce qui rend célèbre Heymans, c'est sa magistrale élucidation des mécanismes du fonctionnement des sinus carotidiens, découverts en 1923 par H.Ewald Hering. Il s'agit en fait du renflement que présente la carotide interne immédiatement après la bifurcation de la carotide primitive. C'est là que se trouvent les terminaisons sensibles non seulement à la pression sanguine (les barorécepteurs dont question plus haut), mais aussi - et c'est là justement l'apport d'Heymans - à la composition du sang, notamment à sa teneur en anhydride carbonique (ou dioxyde de carbone comme la nomenclature actuelle enjoint de dire) et en autres substances.

Ce sont les sinus carotidiens qui recueillent les informations permettant la régulation du pouls en fonction de la teneur du sang en CO2.

En 1938, Corneille Jean François Heymans obtient le Prix Nobel de physiologie ou médecine.

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Les prix nobel Belge N° 5 1919 Prix Physiologie et de Médecine Jules Bordet

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Jules Jean-Baptiste Vincent Bordet


Jules Jean-Baptiste Vincent Bordet (Soignies le 13 juin 1870 - Bruxelles le 6 avril 1961) est immunologiste et un microbiologiste belge.

Les bactéries du genre Bordetella lui doivent leur nom.

Il devint docteur en médecine en 1892 et commença ses travaux dans le laboratoire d'Elie Metchnikoff à l'Institut Pasteur de Paris. En 1894 il y observa les globules blancs phagocytant des bactéries. En 1898 il décrivit l'hémolyse d'un sérum sanguin exposé à des globules rouges étrangers.

Il quitte Paris en 1900 pour fonder l'Institut Pasteur de Bruxelles. Il y découvrit que l'effet bactéricide des anticorps spécifiques acquis est considérablement amélioré in vivo par la présence d'un élément du sérum qu'il nommera alexine mais qui sera plus tard nommé complément. Ce mécanisme fut utilisé pour développer un test sérologique de dépistage de la syphilis, puis son emploi sera généralisé à tous les tests reposant sur la méthode de fixation de complément utilisée pour dépister un très grand nombre de maladies aujourd'hui encore.

En coopération avec Octave Gengou, il isola la bactérie Bordetella pertussis ("bacille de Bordet-Gengou") en 1906 et formula l'hypothèse qu'elle était à l'origine de la coqueluche.

Il devint Professeur de bactériologie à l'université de Bruxelles en 1907, il y enseignera sa vie durant. Il devient membre étranger de la Royal Society en 1916.

Éminent pionnier de la microbiologie, Jules Bordet a été le premier scientifique wallon à se voir récompensé du prix Nobel de Physiologie et de Médecine en 1919 pour ses travaux sur les mécanismes de l'immunité.

Fédéraliste résolu, il a milité dans l'entre-deux-guerres pour la promotion de la Wallonie et de la Belgique francophone. En 1935, il est parmi les lauréats du Prix quinquennal des Amis du Hainaut, avec Jules Destrée et Georges Lemaître.

En 1933, il sera appelé à présider le Conseil scientifique de l'Institut Pasteur de Paris.

Il est enterré au cimetière d'Ixelles. Il était franc-maçon.

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Les prix nobel Belge N° 4 1911 Prix Littérature Maeterlinck

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Maurice Maeterlinck


Maurice Polydore Marie Bernard Maeterlinck est un écrivain belge, francophone de Flandre ("fransquillon"), né à Gand, le 29 août 1862 et mort à Nice, le 5 mai 1949

Après ses études dans le collège de Jésuites gantois Sainte-Barbe(Sint-Barbara), Maeterlinck publie, dès 1885, des poèmes d'inspiration parnassienne dans la Jeune Belgique. Il part à Paris où il rencontre plusieurs écrivains qui vont l'influencer, dont Stéphane Mallarmé et Villiers de l'Isle-Adam. Ce dernier lui fait découvrir les richesses de l'idéalisme allemand (Hegel, Schopenhauer). À la même époque, Maeterlinck découvre Ruysbroeck l'Admirable, un mystique flamand du XIVe siècle dont il traduit les écrits (Ornement des noces spirituelles). C'est ainsi qu'il se tourne vers les richesses intuitives du monde germanique en s'éloignant du rationalisme français. Dans cet esprit, il se consacre à Novalis (Georg Philipp Friedrich von Hardenberg, dit) et entre en contact avec le romantisme d'Iéna (Allemagne, 1787-1831, autour de August et Friedrich Schlegel et de la revue l'Athenäum), précurseur en droite ligne du symbolisme.Les œuvres que publie Maeterlinck entre 1889 et 1896 sont imprégnées de cette influence germanique.

C'est en août 1890 qu'il devient célèbre, du jour au lendemain, grâce à un retentissant article d'Octave Mirbeau sur La Princesse Maleine dans Le Figaro. En 1902, il écrit Monna Vanna que jouera l'actrice en vogue Georgette Leblanc, rencontrée en 1895 et qui sera sa compagne jusqu'en 1919 où il épouse la jeune Renée Dahon. Il obtient le prix Nobel de littérature en 1911. En 1935, lors d'un séjour au Portugal, il préface les discours politiques du président Salazar : Une révolution dans la paix. En 1940, il gagne les États-Unis pour la durée de la guerre. En 1949, il meurt à Nice.

Distinctions

Grand Cordon de l'Ordre de Léopold (12 janvier 1920)

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