22/09/2007

Abbaye d'Aulne

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L'abbaye d'Aulne est une abbaye cistercienne fondée, selon la légende, par saint Landelin en 657 sur les bords de la Sambre à Gozée.(Landelies tirerait son nom du brigand Maurosus (VIIe siècle) qui changea son nom en "Landelin" une fois repentit et convertit au Christianisme. Landelin est à l'origine de la fondation des abbayes de Lobbes et Aulne, sur la Sambre, ainsi que de l'abbaye de Crespin (Valenciennes).


Histoire

Sous l'impulsion conjuguée d'Ursmer, prieur de l'abbaye de Lobbes, et de Pépin de Herstal l'abbaye connaît un bel essor. Les moines suivent la règle de saint Benoît.

En 880, l'abbaye est ravagée par les Normands et laissée à l'abandon pendant une cinquantaine d'années avant de renaître de ses cendres grâce à l'intervention de Richaire, évêque de Liège.

En 1147, le prince-évêque de Liège, Henri II de Leyen, offre Aulne à saint Bernard, abbé de Clairvaux. L'abbaye d'Aulne devient cistercienne et connaît une prospérité sans précédent dans son histoire, notamment grâce aux interventions du prince-évêque de Liège Hugues de Pierrepont, qui contribue fortement à la prospérité matérielle et spirituelle de l'abbaye, dont les privilèges s'accroissent considérablement à cette époque.

Le XVe siècle est une siècle noir. À plusieurs reprises, les moines doivent fuir pour se protéger des affrontements entre Liégeois et troupes des ducs de Bourgogne. L'abbaye subit à chaque fois des dégâts considérables.

Au début du XVIe siècle, l'abbaye est pillée lors des invasions françaises. Alors que dans la seconde moitié du siècle, elle connaît d'âpres luttes intestines consécutives à des irrégularités lors de l'élection d'un abbé, qui minent sa réputation et son développement.

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Le XVIIIe siècle est le siècle d'or de l'abbaye d'Aulne. Les excellentes finances de l'abbaye permettent sa somptueuse rénovation par l'abbé Barthélemy Louant. L'abbatiale ne subit aucune modification.

En 1794, l'abbaye est détruite par les révolutionnaires français. Le général Charbonnier fait bouter le feu : l'abbaye et sa magnifique bibliothèque partent en fumée ainsi que les quelques 50 000 volumes que contient cette dernière.

Les moines rachètent ensuite l'abbaye et font transformer en maison de repos le corps de logis précédemment réservé à l'abbé (la partie ayant le mieux résisté aux destructions).


La nouvelle église.En 1875, une église est construite à l'emplacement de l'ancienne entrée de l'abbaye. D'abord à l'usage de la maison de repos, elle devient ensuite l'église paroissiale du village d'Aulne.

2006:: grace au fonds européens et a la région Walonne, d'importants amanegements touristiques sont entames.

La visite des ruines, d'une extrême beauté, peut être complétée par celle de la brasserie du Val de Sambre, située dans l'enceinte de l'abbaye et où l'on peut assiter au brassage de la bière qui porte son nom (Ada pour « Abbaye

22:20 Écrit par Alain dans Monument | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Le Palais des Académies à Bruxelles, siège de l'Académie royale de médecine de Belgique

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Le Palais et ses écuries furent érigés entre 1823 et 1828 pour le Prince Guillaume d'Orange en reconnaissance de sa brillante conduite à Waterloo et grâce à des fonds accordés par la nation. Oeuvre de deux architectes, Charles Vander Straeten (1771-1834) et François-Tilman Suys (1783-1861), il fut achevé en octobre 1828. Il avait coûté 1.215.000 florins.

De style néo-classique, très sobre, à la limite de l'austère, il s'inscrit harmonieusement dans le site, classique quant à lui, de la Place Royale et du Parc Royal, et constitue l'un des derniers témoignages, en Belgique, d'une architecture néo-classique épurée.

La famille princière, le Prince Guillaume d'Orange (La Haye, 1792 - Tilburg, 1849), la Princesse Anna Pavlovna (1795-1865), sœur des tsars Alexandre Ier et Nicolas Ier, et leurs enfants, ne l'occupèrent que deux ans, la Révolution belge de septembre 1830 les obligeant à fuir aux Pays-Bas.

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De 1830 à 1839, le Palais fut mis sous séquestre et l'on procéda à l'inventaire détaillé des biens qu'il abritait. Le public y eut alors accès, et d'après le témoignage des visiteurs, il était, par sa décoration intérieure, "la résidence la plus somptueuse de l'Europe".

Une convention du 5 novembre 1842 décida la cession de l'édifice à l'Etat belge et les biens qu'il contenait furent envoyés au Palais de Soestdijk aux Pays-Bas.

Après avoir affecté le bâtiment, de 1848 à 1852, au 1er régiment des chasseurs carabiniers, l'Etat belge le proposa au Duc de Brabant en 1853, qui le refusa. En 1859, le Palais devint le lieu des cérémonies et des fêtes publiques. Gustave De Man, architecte, membre de l'Académie Royale de Belgique, fut chargé des transformations nécessaires qui furent achevées en 1862. Curieusement pourtant, le bâtiment ainsi aménagé servit alors, et jusqu'en 1877, à entreposer les collections du Musée Moderne, pendant les transformations de celui-ci par l'architecte, A. Balat, membre de l'Académie Royale de Belgique.

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20:42 Écrit par Alain dans Monument | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Histoire de la bourse de Bruxelles

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Historique
Histoire de la Bourse de Bruxelles

La Bourse de Fonds Publics de Bruxelles fut créée par un arrêté du 13 Messidor an IX (2 juillet 1801). Le Gouvernement français (la Belgique a été sous le régime français entre 1795 et 1814) désigna comme local l'ancien couvent des Augustins, rue Fossé-aux-Loups.

Après la vente des bâtiments du couvent, la bourse fut autorisée à tenir ses séances à l'Hôtel des Monnaies, mais lorsque celui-ci fut remis en activité en 1820, les agents de change louèrent une maison rue Guillaume qui est aujourd'hui appelée rue Léopold.

A partir de 1858, époque où la Bourse de Commerce connut une croissance florissante grâce à l' essors économique et industriel du pays, les locaux s’avérèrent trop exigus et les milieux boursiers insistèrent auprès de la commune pour bâtir une nouvelle bourse. Cette proposition de construction fut placée en tête de la liste des travaux d'utilité publique. Parmi les projets, figura celui de l'architecte Léon Suys qui, épaulé par différentes pétitions, obtint l'approbation du conseil communal.

Le bâtiment s'éleva sur l'emplacement du Couvent des Récollets, qui remontait par ses origines au treizième siècle et dont les ruines sont conservées dans un musée souterrain, situé rue de la Bourse. Le bâtiment fut commencé en octobre 1869. Le Roi Léopold II et la Reine Marie-Henriette assistèrent à l’inauguration du bâtiment. Les travaux se poursuivirent jusqu’en 1874.

Les marches boursiers

De 1801 à 1867: le régime français

Bourse

 

En 1830 la Belgique devint indépendante tout en restant dans le cadre de l’héritage français, sur le plan du commerce et de l’économie. Les agents de change étaient, à cette époque, des fonctionnaires ministériels. Ils étaient les seuls à pouvoir effectuer les opérations de négociation des effets publics susceptibles d'être cotés (cette situation resta inchangée en France jusqu’en 1987).  Par contre, ils ne pouvaient pas faire de transactions pour leur propre compte.

De 1867 à 1935 : le système libéral

La philosophie libérale de l'époque fit en sorte que la profession d’agent de change et la constitution des bourses devinrent complètement libres. Il faut toutefois signaler qu’en réalité, l’autorité communale était assez limitée vu l’interprétation assez large qu’en faisaient les règlements de certaines bourses de valeurs mobilières. Ce fut sans aucun doute le cas de la Bourse de Valeurs Mobilières de Bruxelles.

La législation boursière

De 1935 à 2000 :

L’arrêté royal n° 84 du 30 janvier 1935

En raison de l’absence totale de réglementation durant la période précédente et surtout  de la grande crise internationale des années 1929-1935, on tenta de réglementer la profession d’agent de change par le biais d'un arrêté royal. Ceci ne fut qu'un élément dans un projet plus large visant à réanimer l'économie et les marchés de capitaux.

L’arrêté royal n° 61 du 10 novembre 1967

Cet arrêté royal fut pris sous un régime de pouvoirs spéciaux et inspiré par une commission gouvernementale, dont la mission était d'examiner les problèmes de financement de l'expansion économique, plus connue sous le nom de Commission De Voghel.

La loi du 4 décembre 1990

Promulgation de la loi relative aux opérations financières et aux marchés financiers (loi du 4 décembre 1990). Cette loi, dont le Ministre des Finances, Monsieur Philippe Maystadt fut l'initiateur, était essentiellement  destinée à moderniser les marchés boursiers belges et à les rendre plus compétitifs sur le plan mondial.

La loi du 6 avril 1995

Cette loi fut la transposition en droit belge de la Directive européenne relative aux Services d'Investissement permettant aux intermédiaires financiers agréés ou banquiers européens d'opérer sur tous les marchés européens; confia la gestion et le contrôle des marchés boursiers à un Comité de Direction autonome.

L’arrêté royal du 11 avril 1999

Cet arrêté royal sonna officiellement la naissance de Brussels Exchanges (BXS), une entreprise de marchés intégrés qui comprenait le Belfox (Belgian Futures and Options Exchange), la Bourse de Bruxelles et la C.I.K. (Caisse interprofessionnelle de dépôts et de virements de titres).

L’arrêté royal du 17 septembre 2000

Cet arrêté royal autorisait la fusion de Brussels Exchanges avec ParisBourseSBF SA et Amsterdam Exchanges pour créer la première bourse européenne: Euronext. Née le 22 septembre 2000,  Euronext est  le premier marché transfrontalier totalement intégré d’actions et de produits dérivés. Les sociétés cotées restent règlementairement cotées sur leur marché national, mais toutes les actions ont dorénavant  négociées à partir d'une seule plate-forme couvrant les différents pays et les  règles de cotation  sont harmonisées. Les systèmes de négociation des produits dérivés et les systèmes de compensation et de règlement-livraison sont également en voie d’être harmonisés.

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19:52 Écrit par Alain dans Monument | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |