22/09/2007

La Colonne du Congrès

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La Colonne du Congrès - d'une hauteur totale de 47 mètres (dont 12 mètres pour le socle) - a été inaugurée en 1859 pour commémorer les travaux du Congrès National, qui avait élaboré et rédigé la Constitution, une fois l'indépendance de la Belgique obtenue. Ce monument a été dessiné par l'architecte Poelaert. Il vient de subir une belle rénovation.

Au pied de la Colonne du Congrès brûle la flamme du Soldat Inconnu, en hommage aux soldats tués au cours de la Première et de la Seconde Guerre Mondiale. Traditionnellement, la cérémonie de commémoration du Soldat Inconnu a lieu à la Colonne du Congrès, à Bruxelles, le 11 novembre, jour de l'armistice de la Première Guerre Mondiale. Le Roi et les hauts dignitaires du pays assistent à la cérémonie.

Depuis quelques années, les héros et victimes de tous les conflits armés sont associés à cette cérémonie

HISTORIQUE

Erigée en 1850, la colonne du Congrès est, par excellence, un monument " belge ". Ce caractère est inscrit dans l'acte même décidant de sa construction. La colonne fut, en effet, édifiée en hommage au premier Congrès national, pour corroborer l'existence de la jeune Nation belge. L'architecte de ce prestigieux monument fut Joseph Poelaert.


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La colonne nous relate le début de l'histoire de la Belgique, de septembre 1830 à juillet 1831. Sur la partie inférieure du socle sont gravés en relief les noms des citoyens ayant fait partie du gouvernement provisoire.


Taillés au ciseau, les 27 articles établissant les grands principes de la Constitution figurent sur la face antérieure du piédestal.


Les bandeaux placés au-dessus des guirlandes, entre les statues de bronze, rappellent les principaux épisodes de la Révolution. Aux angles du socle sont représentées quatre statues de 3,50 m de haut évoquant les libertés fondamentales : Liberté de Culte, Liberté d'Association, Liberté d'Enseignement et Liberté de la Presse. Juste au-dessus figurent les armoiries du pays et des provinces, ornées de branches de laurier.


Une grande force émane des lions trônant sur le socle. La Régie les a restaurés en 1997.

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D'une hauteur de 4,70 m, la statue en pied du roi Léopold exprime la sérénité et la dignité d'un Souverain. Elle a été restaurée par la Régie en 1991 en même temps que le haut de la colonne du Congrès. Le chapiteau, surtout, confère à la colonne son caractère ornemental. La frise est agrémentée d'élégants rinceaux et sur ses quatre faces sont représentées la Sagesse, la Force, l'Immortalité et la Gloire. Le piédestal surplombant le chapiteau, sur lequel se trouve la porte d'escalier armoriée en bronze, est orné de palmettes et autres éléments décoratifs surmontés d'une couronne sculptée.


L'escalier, qui compte 200 marches, mène à la partie supérieure du chapiteau. Seize personnes peuvent se tenir simultanément sur la plate-forme. Outre la capitale et ses faubourgs, il est possible de distinguer, sans lunette télescopique, plus de 30 villes et villages.

00:00 Écrit par Alain dans Monument | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

21/09/2007

Le Fort de Breendonk L'horreur nazie

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Le Fort de Breendonk



L'horreur nazie et ses camps de concentration n'ont pas épargné la Belgique.
Le Fort de Breendonk en est une preuve à la fois émouvante et parlante.
Il s'agit en effet de l'un des camps nazis les mieux préservés d'Europe
Breendonk n'est qu'un point dans l'univers concentrationnaire où s'est révélé cette même volonté d'anéantissement de l'individu, ce même objectif d'asservissement et de négation de la personne humaine.
De septembre 1940 à septembre 1944, environ 3500 détenus ont séjourné à Breendonk. La majesté du site, son aspect dantesque en font le symbole perpétuant le souvenir des souffrances, des tortures, de la mort de tant de victimes. Breendonk, quoique petit en comparaison d'autres fut un vrai camp où la barbarie nazie fut poussée à son paroxysme

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23:54 Écrit par Alain dans Monument | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Le Palais de Justice a été classé monument historique le 3 mai 2001.

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HISTORIQUE

Le Palais de Justice est l'un des monuments les plus remarquables de style éclectique européen du 19e siècle. L'axe longitudinal et l'axe transversal du bâtiment mesurent respectivement 160 et 150 mètres. La superficie totale atteint 260 000 m² avec les huit cours intérieures. Cet imposant rectangle est dominé par une coupole massive (24 000 tonnes) juchée à une hauteur de 142 mètres. L'impressionnante salle des pas perdus, longue de 90 mètres et large de 40, totalise quelque 3 600 m² avec la galerie du premier étage. Une étoile à 16 branches en marque le centre.


Un concours international d'architecture pour la construction du Palais de Justice de Bruxelles fut organisé en 1860. Aucun des avants-projets introduits ne convainquit le jury. C'est pourquoi en 1861, le Ministre de la Justice de l'époque désigna comme architecte Joseph Poelaert. La première pierre fut posée le 31 octobre 1866. 17 ans plus tard, le 15 octobre 1883, eut lieu l'inauguration alors que l'architecte Poelaert était décédé depuis quelques années.

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Une grande partie du quartier des Marolles, l'un des plus populaires de Bruxelles, devait s'incliner devant "Dame Justice", ce qui fit du mot "architecte" l'une des plus graves insultes parmi les vrais Bruxellois. Le Palais de Justice avait été érigé sur l'ancien "Galgeberg" (Colline des Potences), lieu où les malfaiteurs étaient pendus et exposés pour l'édification des foules. C'est sur cette colline que Vésale allait la nuit dérober des cadavres pour étudier le corps humain.


A cette époque, le Palais de Justice était le plus grand bâtiment d'Europe, plus grand encore que le Vatican à Rome. L'architecte opta résolument pour le style gréco-romain, ce qui toutefois ne l'empêcha pas de produire une œuvre fort originale. Par leur taille et leurs proportions, les salles et cages d'escaliers évoquent l'absolue suprématie du pouvoir judiciaire sur l'individu. La différence de niveau de 20 mètres entre la ville haute et la ville basse exigea des travaux de nivellement de grande ampleur. L'ingénieur François-Joseph Wellens du ministère des Travaux publics de l'époque, veilla à ce que les plans dessinés soient réellement exécutés. Pour réaliser le projet sur le plan technico-architectural, il dut faire preuve de beaucoup d'ingéniosité. C'est ainsi qu'il eut déjà recours au fer et au métal, notamment pour le grand portique d'entrée et pour l'imposante coupole. L'architecte Victor Horta citait déjà le Palais de Justice comme un exemple d'ouvrage où la pierre et le fer étaient associés. Contrairement à l'œuvre de Horta, le fer et l'acier étaient toutefois utilisés à des endroits non visibles.


Le 3 septembre 1944, vers 12 heures 30, les Allemands mettaient le feu à la coupole qui s'effondrait peu après. Dans les sous-sols du Palais de Justice, des bombes incendiaires explosaient, détruisant la partie arrière du bâtiment. Trois ans plus tard, les dégâts étaient entièrement réparés et la coupole s'élevait 2,5 mètres plus haut qu'à l'origine. Les critiques à propos de la coupole initiale, jugée trop basse, étaient ainsi rencontrées.

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19:34 Écrit par Alain dans Monument | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |