02/04/2008

Tibet Libre

*

tibet-potala

Le Palais du Potala.

-

 Histoire du Tibet

-

Le Tibet historique était composé de trois régions :

  • le dBus-gTsang ou Ü-Tsang (prononcé [ytsaŋ] en tibétain central), en chinois « Wei-Zang», correspond à la Région autonome du Tibet actuelle,
  • l’A-mdo, en chinois Anduo  au nord, faisant partie aujourd'hui des provinces chinoises du Qinghai, du Gansu, et du nord du Sichuan (district de rNga-ba),
  • le Khams, en chinois Kang, à l'est et au sud-est, qui fait aujourd'hui partie de la partie est de la région autonome et de deux provinces chinoises : le Yunnan et le Sichuan (district de dKar-mdzes).

Les Tibétains parlent le tibétain, une langue de la famille tibéto-birmane, et sont majoritairement bouddhistes, plus précisément le bouddhisme vajrayâna.

L'économie du Tibet est peu développée. Les principales activités sont l'élevage du mouton, de la chèvre et du yack, la culture des céréales (dans les vallées du Sud et du Sud-Est) et l'exploitation du bois (dans le Sud). Le tourisme est aujourd'hui possible, bien qu'encore encadré, et représente une part importante de l'économie.

 -

TAR-TAP-TAC

Le Tibet historique

*

Yak_at_third_lake_in_Gokyo

Yak sauvage

*

La question de la légitimité de la présence chinoise

L'assemblée générale de l'ONU a voté plusieurs résolutions condamnant les violations des droits fondamentaux et des libertés du peuple tibétain, les coups portés à sa culture et sa religion, ceci en 1959 (résolution numéro 1353 (XIV) et en 1960 (résolution numéro 1723 (XVI). Dans cette dernière, il est fait état d'un droit à l' autodétermination du peuple tibétain.

Enfin, la dernière résolution en date, celle de 1965 (résolution numéro 2079 (XX) fait référence aux précédentes dont elle reprend les thèmes mais sans mention expresse à l'autodétermination.

En aucun cas la Chine n'est désignée expressément comme responsable des atteintes portées au peuple tibétain.

*

La question de la répression et des droits de l'homme

Les opposants à la présence chinoise estiment que, sous prétexte de lutte contre l'indépendantisme, les Tibétains sont fermement contrôlés par le pouvoir central, que la Région autonome du Tibet serait sous la surveillance du pouvoir central et que la présence de l'armée et de la police s'y ferait sentir plus que dans d'autres parties de la Chine. Ils soulignent par exemple le fait que les Monastères soient sévèrement contrôlés.

*

La question du nombre de morts

Selon le gouvernement tibétain en exil, plus d'un million deux cent mille Tibétains seraient morts directement ou indirectement en conséquence de l'occupation du Tibet par la République populaire de Chine entre 1949 et 1979.
Cependant, cette évaluation est récusée par un chercheur chinois qui affirme que les chiffres sont exagérés et qui démontre également que les évaluations données par le gouvernement tibétain en exil reposent en partie sur des sources fabriquées.

En 2003, Patrick French, écrivain anglais et ancien président de l'association Free Tibet Campaign, ayant pu accéder aux archives du gouvernement tibétain en exil, remet en cause le nombre de 1,2 millions morts tibétains. Dans son livre contesté, French déclare qu'il existerait des erreurs dans l'utilisation statistique des sources et témoignages. French estime toutefois qu'un demi million de Tibétains seraient morts directement en raison de la politique chinoise au Tibet. Ce chiffre est estimé en relation avec un calcul de Warren W. Smith basé sur les recensements du Tibet montrant 200 000 Tibétains "manquants" au Tibet.

*

Tenzin Gyatso

Tenzin_Gyatzo_foto_2

-

Tenzin Gyatso est le 14e Dalaï Lama, le plus haut chef spirituel du bouddhisme tibétain. C'est un moine bouddhiste issu de la tradition Guélougpa (aussi appelé "bonnets jaunes" et "vertueux"). Depuis 1959, il vit en exil dans le nord de l'Inde à Dharamsala (Mac Leod Ganj). Fréquemment invité par des centres bouddhistes ou des personnalités, il effectue de nombreux voyages à travers le monde pour plaider la cause tibétaine et diffuser un message de paix et de non-violence. À ce titre il a reçu le prix Nobel de la paix en 1989.

-

Tenzin_Gyatzo_foto_1

*

Drapeau du Tibet

Ce drapeau a été crée en 1912 par le 13e Dalaï Lama à partir des différents drapeaux utilisés par les régiments tibétains. Son origine remonterait au VIIe siècle sous le régne du roi du Tibet Songtsen Gampo. Ce drapeau a notamment servi de drapeau militaire pour l'ensemble du Tibet jusqu'en 1950, bien qu'il ne fut pas complètement interdit entre 1951 et 1959 comme attesté par des cas exceptionnels. Définitivement interdit par la République populaire de Chine après la fuite du 14e Dalaï Lama, Tenzin Gyatso, en 1959, il continue à être employé par le gouvernement tibétain en exil.

300px-Flag_of_Tibet_svg

Symbolisme

  • La montagne au centre représente le Tibet.
  • Les six rayons rouges représentent les six tribus ancestrales du peuple tibétain : Se, Mu, Dong, Tong, Dru et Ra.
  • le soleil représente la joie de la liberté, le bonheur, et la prospérité spirituelle et matérielle de tous les êtres vivants.
  • La bordure dorée symbolise la propagation du bouddhisme dans le monde et la religion des tibétains.
  • *

    Le Palais du Potala.

    -

    potala

    -

    Le Palais du Potala (Tibétain:   sinogramme :, bùdálā gōng(pinyin), pu ta la kung (Wade-Giles), est un édifice architectural tibétain du XVIIe siècle, situé à Lhassa, la capitale du Tibet. Construit par le 5e Dalaï Lama, Lobsang Gyatso (1617-1682), il fut notamment le lieu de résidence principal des Dalaï lama qui lui succédèrent, jusqu'à la fuite de 14e Dalaï lama en Inde après le soulèvement contre l'armée chinoise en 1959. Aujourd'hui, le 14e Dalaï Lama réside à Dharamsala dans le Nord de l'Inde et le Palais du Potala est devenu un musée de la République populaire de Chine.

    -

    450px-Yong_He_Temple_Beijing_02

    -

    Jeune fille tibétaine dans une vallée de la région du Kham.
    428px-Kham_tibet_young_girl_smiling_2004

    -

    Vive le Tibet Libre.